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Peut-être souffrez-vous de constipation ? Soyez tranquille, vous n’êtes pas seul(e), car ce problème courant touche environ une personne sur cinq ! Pourtant, bien que généralement bénigne, la constipation peut significativement altérer la qualité de vie de ceux qui en souffrent. Cet article fait le point sur la constipation, ses origines, ses manifestations et ses traitements.
La constipation est un retard ou une difficulté à évacuer les selles. Elles deviennent moins fréquentes, moins abondantes et plus dures que normalement. On parle de constipation dès lors qu’il y a moins de 3 passages à la selle par semaine. Le plus souvent, la constipation est passagère. Lorsqu’elle dure 6 mois ou plus on parle de constipation chronique.
Dans la majorité des cas, la constipation est dite fonctionnelle. Cela signifie qu’elle n’est pas associée à une cause identifiable, telle qu’une maladie ou la prise de médicaments.
La constipation fonctionnelle résulte d’une combinaison de facteurs comme de mauvaises habitudes alimentaires, une hydratation insuffisante, un manque d’activité physique, une rétention psychique, un mal-être… parfois associés à des altérations du transit ou de la motilité intestinale (les contractions du tube digestif qui permettent de faire avancer le bol alimentaire de l’estomac jusqu’au rectum).
La constipation chronique est fonctionnelle dans environ 90 % des cas. Ce type de constipation atteint 16 % des adultes et 1/3 des sujets âgés de plus de 60 ans. Elle est plus fréquemment retrouvée chez la femme. Chez l’enfant, la constipation fonctionnelle résulte souvent de la rétention des selles.
Chez l’adulte, ce trouble digestif se manifeste par différents signes et désagréments : émission perturbée des selles, changement de leur consistance et de leur taille (souvent plus dure et/ou plus petite), douleurs lors de la défécation, expulsion incomplète, sensation d’inconfort au niveau du ventre, excès de gaz et de flatulences, crampes et ballonnements abdominaux. De même, une perte d’appétit, voire des nausées, peuvent être également constatées.
Il s’agit principalement des individus les plus vulnérables :
Les femmes enceintes sont particulièrement concernées car la grossesse prédispose à la constipation. En effet, la réduction des contractions intestinales due aux hormones et la compression du côlon par l’utérus ralentissent le transit.
Les personnes âgées sont également affectées. Comme mentionné précédemment, un tiers des individus de plus de 60 ans souffrent de constipation chronique. Cela est principalement dû à un mode de vie sédentaire et à la consommation de certains médicaments propres à cette étape de la vie.
Les enfants ne sont pas épargnés par ce problème. La constipation touche aussi bien les nourrissons, en particulier ceux alimentés au biberon, que les enfants qui évitent d’utiliser les toilettes à l’école.
Pour lutter efficacement contre sa constipation, il faut connaitre son origine et les facteurs qui la favorisent.
Le plus souvent, la constipation trouve sa source dans une hygiène de vie déréglée :
En premier lieu, la rétention fécale est un comportement qui conduit à se retenir d’aller aux toilettes. C’est une cause fréquente : beaucoup de personnes n’aiment pas aller aux toilettes hors de leur domicile. C’est aussi la cause la plus fréquente de constipation chez l’enfant.
En adoptant un mode de vie plus sain, en consommant plus de fibres, et en buvant suffisamment, vous pourrez facilement vous débarrasser de ce problème.
Certaines circonstances favorisent tout particulièrement l’apparition d’épisodes de constipation. Ainsi, les vacances induisent une modification des rythmes de vie, de l’alimentation, des habitudes de défécations (absence du lieu d’aisance du domicile conduisant à de la rétention) favorisant la constipation. Pensez à boire pour vous prémunir contre ce problème.
Certains médicaments peuvent également contribuer au développement d’une constipation. C’est le cas, notamment, des produits destinés à lutter contre la maladie de Parkinson, la dépression, l’hypertension, les maladies cardiaques ou des médicaments puissants contre la douleur (opiacés). Aussi, si vous prenez un traitement, pensez à regarder la notice d’emploi du médicament et, en cas de constipation, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.
Il arrive aussi que la constipation soit associée à un « intestin irritable ». Dans ce cas, il n’est pas rare que la constipation alterne avec des épisodes de diarrhée. Ce syndrome du côlon irritable s’observe tout particulièrement chez des personnes anxieuses. De même, les crises apparaissent plus fréquemment e cas de stress ainsi qu’après consommation de graisses, de choux… Ce syndrome se traite par la relaxation, la prise d’antispasmodiques, de probiotiques et de certaines plantes.
Nous l’avons vue, la grossesse prédispose à la constipation. Chez la femme enceinte, les principes sont les mêmes que pour tout le monde et reposent sur la consommation de boissons, de fruits et de légumes (fibres) ainsi que sur la pratique régulière d’une activité physique (marche à pied 30 minutes par jour).
Certaines constipations sont dues au développement d’une tumeur digestive ou d’une maladie inflammatoire qui entrave le passage des aliments dans le tube digestif. C’est pourquoi vous devrez vous méfier si ce trouble est d’apparition récente, si vous avez maigri ou émettez du sang dans vos selles. Il faut consulter son médecin sans tarder à l’apparition de ces signes.
Bien plus rarement, la constipation constitue une complication de malformations infantiles, de maladies de la thyroïde, d’un diabète, ou accompagne une affection neurologique ou générale.
On caractérise la constipation de plusieurs façons. On peut différencier les types de constipation en fonction de leur manifestation et de leur origine :
La constipation occasionnelle ou transitoire : Elle est d’ordre passager. Elle apparaît souvent à la suite d’un changement d’alimentation (voyages), d’un pic de stress, d’une soudaine sédentarité (alitement prolongé) ou encore d’un déséquilibre hormonal (grossesse, ménopause).
La constipation sévère : elle est définie par l’émission de moins d’une selle par semaine. Elle résiste également aux traitements médicaux. Sa prise en charge relève de la médecine.
La constipation secondaire à des pathologies ou des situations particulières :
Enfin, et surtout, la constipation chronique. C’est le type de constipation le plus courant, le plus fréquent. La constipation chronique entre dans le cadre de ce qu’on appelle les colopathies fonctionnelles (syndrome de l’intestin irritable). Elle est à priori idiopathique, c’est-à-dire sans cause précise. Mais elle est souvent liée à des facteurs favorisants tels que : la sédentarité, les erreurs d’alimentation, la perturbation du réflexe de défécation… Bien traitée, elle peut être enrayée.
Les complications de la constipation sont rarement graves. Elles incluent :
Des efforts excessifs pendant la défécation augmentent la pression des veines autour de l’anus et peuvent entraîner des hémorroïdes et, dans de rares cas, une saillie du rectum à travers l’anus (prolapsus rectal).
Le passage de selles dures peut provoquer une déchirure de la peau de l’anus (fissure anale). Chacune de ces complications peut rendre l’émission de selles pénible et faire que les personnes hésitent à aller à la selle. Retarder la défécation peut entraîner un cercle vicieux aggravant la constipation et ses complications.
On parle de maladie diverticulaire lorsque les parois du côlon sont endommagées par l’augmentation de la pression nécessaire pour mobiliser les petites selles dures. Ces lésions des parois du côlon provoquent la formation de sacs ressemblant à des ballonnets ou des saillies (diverticules), qui peuvent s’enflammer (diverticulite). On observe parfois un saignement et rarement une rupture des diverticules (à l’origine de péritonites).
La constipation peut parfois être à l’origine d’une impaction fécale, caractérisée par un durcissement des selles dans le rectum et dans la dernière partie du gros intestin, ce qui bloque totalement le transit des autres selles en amont. Une impaction fécale provoque des crampes, une douleur rectale, ainsi que des tentatives de défécation intenses mais improductives. C’est un phénomène courant chez les personnes âgées, particulièrement celles qui sont alitées ou qui ont une activité physique limitée, et chez les femmes enceintes.
La maladie des laxatifs est heureusement rare. Elle se manifeste chez des individus obsédés par l’impulsion constante d’aller à la selle, souvent motivés par un désir de perdre du poids ou par une crainte de la constipation. Pour ce faire ces personnes abusent de laxatifs, de suppositoires et de lavements. L’utilisation excessive de ces traitements peut bloquer les contractions normales de l’intestin et aggraver la constipation, jusqu’à rendre la défécation quasi impossible sans recours à ce type de produits. La maladie des laxatifs se caractérise par une maigreur constante, accompagnée de déshydratation, de sécheresse des muqueuses, ainsi que d’une pigmentation cutanée plus sombre. La prise en charge requiert une approche médicale et psychologique.
La constipation secondaire est liée à une cause précise (maladie, certains médicaments…). Il est donc approprié de traiter la cause plutôt que sa conséquence. Cela relève du domaine médical. Cet article se borne à examiner la gestion des constipations courantes, qu’elles soient chroniques ou occasionnelles. et, pour y parvenir, adopter des règles d’hygiène de vie est primordial.
Pour traiter la constipation, il est essentiel d’adopter en premier lieu une bonne hygiène de vie, qui s’appuie sur quatre piliers fondamentaux :
Il est prioritaire et indispensable. Autant la sédentarité constipe, autant une bonne séance de sport libère le transit. Faire de l’exercice physique régulièrement. L’activité physique (marche, gymnastique…) a un effet stimulant qui peut s’avérer très utile. 30 minutes de marche par jour sont idéales pour favoriser un bon transit intestinal.
Il existe une règle simple à mémoriser : l’eau bue entre les repas sert aux reins, l’eau bue pendant les repas sert au transit. Cette règle empirique fonctionne parfaitement. Bien sûr, il ne faut pas trop boire pendant les repas. Deux verres suffisent, surtout si l’on adopte une alimentation riche en légumes, lesquels apportent beaucoup d’eau. Boire une tisane en fin de repas – en lieu et place du café – facilitera également la digestion et le transit.
Lors des repas, privilégiez les eaux riches en magnésium qui peuvent avoir un effet favorable sur la constipation. N’hésitez cependant pas à varier les types d’eaux que vous buvez durant la journée.
Le café : un laxatif irritant qui est surtout un faux ami.
Beaucoup de patients constipés ont remarqué, parfois de façon inconsciente, que le café améliore leur transit et le bol du café du matin possède avant tout cette fonction chez ces personnes. C’est vrai, car le café est un irritant intestinal qui va aider le transit de certaines personnes. Mais par son mode d’action, il entretient en partie la pathologie et il n’est surtout pas une bonne solution. Cependant, ne supprimez pas pour autant votre café matinal. Veillez seulement à apporter à votre tube digestif les aliments qui vont vraiment lutter contre la constipation.
L’alimentation joue évidemment un rôle primordial dans les troubles du transit digestif. En effet, et en toute logique, l’alimentation est la pierre angulaire de la prise en charge de la constipation. Nous allons donc développer ce point.
La personne constipée a besoin d’augmenter la proportion d’aliments qui sont plutôt laxatifs et de limiter ceux qui le constipent.
Vous le savez sans doute déjà, ce sont avant tout les aliments contenant des « fibres » qui vont lutter contre la constipation. Même si votre corps ne peut pas réellement digérer les fibres, en manger en suffisance est important pour votre santé. Au niveau digestif, les fibres alimentaires augmentent la taille de vos selles et les ramollissent. Grâce aux fibres, les selles se déplacent (elles transitent) plus rapidement dans vos intestins. Dès lors, le bol fécal n’a pas le temps de trop se déshydrater et de trop durcir : les selles sont donc plus faciles à évacuer.
Les fibres alimentaires sont le nom donné aux glucides non digestibles des végétaux. Elles peuvent être trouvées dans tous les aliments végétaux. Il est généralement recommandé consommer de 25 grammes (pour les femmes) à 38 grammes (hommes) de fibres par jour.
Voici les 2 types de fibres alimentaires utiles en cas de constipation :
Les fibres solubles sont, pour la plupart, digérées par les bactéries du tube digestif. Ces fibres absorbent l’eau du bol alimentaire pour former une substance semblable à un gel. Ce gel aide les selles à transiter en douceur dans les intestins et améliore leur forme et leur consistance. Douces pour les intestins, ce sont ces fibres qu’il faut privilégier en cas de constipation et/ou en cas de syndrome du côlon irritable.
Les principaux aliments sources de fibres solubles à inclure dans le cadre de la prise en charge de la constipation sont : le psyllium et les céréales enrichies, le son et les céréales d’avoine, les agrumes, la mangue et le pruneaux, les asperges, les choux de Bruxelles, les carottes, l’oignon, l’orge.
Les fibres insolubles parcourent le tube digestif sans être modifiées. Ces fibres gonflent vos selles et agissent comme les poils d’une brosse qui balaie les intestins pour aider à l’évacuation. Les bienfaits des fibres insolubles pour notre santé sont :
Un bémol cependant : les fibres insolubles peuvent avoir un effet irritant sur la paroi digestive (attention en cas de colite, diverticulite…) ou constipant si l’apport en liquide n’est pas suffisant !
Il faudra les introduire graduellement et progressivement dans votre alimentation.
Les aliments laxatifs sources de fibres insolubles sont le son et les céréales de blé, le chou-fleur, les pois, les épinards, les navets, les haricots verts, les noix et graines et enfin les légumineuses.
La consommation quotidienne de fibres est passée de 50 g/j au paléolithique à 31 g/j en 1900. Aujourd’hui, elle est tombée à 15 g/j dans les pays industrialisés ! De nos jours, les consommateurs préfèrent les céréales et les produits raffinés (pauvres en fibres) et consomment moins de fruits, de légumes et surtout de légumineuses. Or, la plupart des études épidémiologiques convergent pour dire que les populations qui consomment beaucoup de fibres sont moins touchées par l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires et le cancer du côlon. Vous le voyez, les fibres ne sont pas uniquement utiles pour lutter contre la constipation.
Il convient d’incorporer graduellement les fibres à votre alimentation. En effet, passer brusquement d’une alimentation pauvre en fibres à un régime riche en fibres peut provoquer de la constipation, des crampes abdominales et même des irritations du colon. Assurez-vous de boire beaucoup d’eau quand vous augmentez votre consommation de fibres. Visez entre 1,5 l et 2 l . Comme vu précédemment, privilégiez la consommation de fibres solubles.
Cette alimentation riche en fibres devra toujours être accompagnée d’une quantité significative de liquide (soupe, tisane, eau) pour bien hydrater le bol alimentaire. Pensez à consommer des eaux riches en magnésium au cours des repas.
Si on apporte suffisamment de fibres et d’eau aux repas, peu d’aliments sont réellement constipants. Néanmoins, voici les principaux aliments dont on limitera la consommation :
Le chocolat : C’est peut-être un des aliments qui favorise le plus la constipation. Et c’est pire avec le chocolat au lait ! Privilégiez, sans en abuser, le chocolat noir, à plus de 75 % de cacao.
Le riz : Bien que sa consommation soit recommandée en cas d’épisode diarrhéique, le riz quand il est associé à une alimentation riche en fibres n’est pas spécialement constipant. Toutefois, dans le cas d’un régime alimentaire luttant contre la constipation, préférez le riz semi complet ou bien lavez deux fois le riz blanc avant de le faire cuire.
Quid de la banane et du coing : Le coing est effectivement constipant. On l’évitera. La banane verte l’est aussi. Mais une banane bien mûre n’aggrave pas la constipation.
Les aliments gras peuvent favoriser la constipation chez les personnes qui y sont sensibles. Il s’agit des graisses saturées que l’on trouve dans des produits tels que les biscuits, les gâteaux et les chips, et dans de nombreux produits d’origine animale tels que la viande, le fromage et le beurre. Il va de même des graisses cuites des fritures et des sauces.
En cas de constipation, il est conseillé d’opter pour une cuisson douce (à la vapeur ou à l’eau) et ajouter à la fin une huile de qualité sur vos aliments, sans la faire cuire. En revanche, certaines huiles non cuites sont favorables au transit, comme l’huile d’olive et les huiles riches en omega3 comme l’huile de lin, de colza ou de noix.
Ensuite, en ce qui concerne les pâtisseries, sachez qu’une tarte aux fruits cuits ou crus à la fin d’un repas équilibré ne nuira nullement à votre transit.
Enfin, la viande n’apporte généralement pas de fibres. Les protéines sont lentes à digérer ce qui ralentit la vidange gastrique et donc la vitesse de transit. Il est recommandé d’opter pour des viandes maigres plus digestes.
Mâcher longtemps aide à décomposer les aliments et à les mélanger avec la salive, facilitant ainsi leur digestion. Cela favorise également une meilleure absorption des nutriments et réduit les risques de ballonnements et de gaz.
Certains aliments sont de véritables traitements naturels de la constipation :
L’huile d’olive
Vieux remède de grand-mère c’est plus un traitement de la constipation aigue que chronique, mais il est à connaitre. Prendre 1 cuiller à soupe remplie à 90% d’huile d’olive et compléter avec un peu de jus de citron. Avaler ce breuvage le matin à jeun. Il stimule la vidange de la vésicule biliaire et est souvent très efficace sur les petites constipations.
Les pruneaux et le jus de pruneau
Encore un traitement éternel de la constipation aigue. Combien de constipés équilibrent leur transit grâce à 3 pruneaux par jour ! L’avantage c’est que le pruneau apporte aussi des antioxydants. Son inconvénient : un apport important en sucre.
Un kiwi le matin
C’est un fruit aux propriétés laxatives, surtout quand il est pris le matin avant le petit déjeuner.
La graine de lin
La graine de lin, riche en fibres douces et en prébiotiques, permet un véritable traitement de fond de la constipation et en douceur. Pour traiter la constipation, la posologie est de 5 à 10 grammes de graines de lin, entières ou finement hachées, trempées pendant 20 minutes dans 150 ml d’eau (l’équivalent d’un grand verre d’eau), trois fois par jour, en veillant à ne pas les prendre avant le coucher.
Il est essentiel d’ingérer les graines avec une quantité d’eau supérieure ou égale à 150 ml. Comme souvent, en cas du syndrome de l’intestin irritable (colopathie fonctionnelle), il faut atteindre cette posologie de façon graduelle en commençant par une cuillerée à café par jour.
Psyllium (graines ou téguments des graines)
Le psyllium est une fibre naturelle soluble (du mucilage) tirée de la graine du plantain. Il est utilisé comme laxatif depuis des siècles. Les autorités médicales reconnaissent son efficacité à soulager la constipation. Il faut laisser tremper durant quelques minutes 10 g (une cuillerée à soupe arasée) de psyllium dans 100 ml d’eau tiède.
Boire sans tarder afin d’éviter que le mélange épaississe et se gélifie. Boire ensuite l’équivalent d’au moins 200 ml d’eau afin d’éviter l’obstruction du tube digestif. Commencer par boire une préparation par jour puis augmenter si nécessaire jusqu’à 3 fois par jour. Soyez patient, l’effet laxatif met 2 à 3 jours pour se faire sentir.
Le pissenlit
Les feuilles fraîches ou séchées de pissenlit, tout comme la racine, sont traditionnellement utilisées en infusion pour leurs vertus laxatives douces.
La manne est la sève du frêne
En séchant, elle forme des bâtonnets blancs qui ressemblent à du sucre glace compacté. En raison de son action laxative douce qui ne provoque ni crampes intestinales ni/ou diarrhées, la manne de frêne est particulièrement indiquée pour lutter contre la constipation chez les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes en médecine traditionnelle européenne.
Les propriétés anti-constipation de la manne sont dues à sa richesse en mannitol. Comme le lactulose, le mannitol agit comme un laxatif osmotique doux. Il attire l’eau du corps vers la lumière intestinale, ce qui accroit le volume des selles, les assouplit et, ainsi, favorise leur évacuation.
Le tamarin
Baptisé dattier d’Inde, le tamarin fut introduit en Europe par les Arabes. Laxatif doux et émollient le jus de tamarin facilite le transit intestinal. Il est également carminatif donc il lutte contre les ballonnements et les flatulences. Les préparations phytothérapiques sont nombreuses. On retrouve le tamarin sous forme de gélules, de sirop, de jus ou encore de tisane.
Toutefois, ces mesures hygiéno-diététiques sont souvent accompagnées d’un traitement médicamenteux ou phytothérapique laxatif.
Les laxatifs sont à utiliser avec précaution. En premier lieu, il faut se souvenir que les laxatifs ne s’utilisent que dans les cas de constipation fonctionnelle. Ils sont contre indiqués en cas de constipation organique ou secondaire liée à une maladie du côlon ou par suite d’un traitement médicamenteux ou chirurgical.
D’autre part, il convient de bien les connaître pour savoir différencier ceux qui peuvent s’utiliser sur le moyen terme de ceux qui doivent être d’usage ponctuel. Pour éviter les erreurs qui pourraient vous être préjudiciable, l’avis d’un professionnel de santé est fortement recommandé.
On classe les laxatifs en 5 catégories :
Ils sont doux, efficaces et d’emploi sécure. Ils accroissent le volume des liquides intestinaux par appel d’eau et ramollissent ainsi les selles pour favoriser leur évacuation. L’usage des laxatifs osmotiques contribue à régulariser le transit. En effet, un passage quotidien à la selle participe à la rééducation de la fonction digestive tout en apportant un confort de vie. C’est pourquoi, les laxatifs osmotiques sont les plus prescrits. Parmi eux on retrouve le macrogol (polyéthylène glycol) qui est très bien toléré et les sucres polyols comme le lactulose, le mannitol ou le sorbitol. Ces derniers peuvent provoquer des ballonnements ou des diarrhées chez les personnes intolérantes aux fodmaps et leur usage est à prohiber en cas de maladie inflammatoire de l’intestin (type maladie de Crohn).
Ils gonflent dans l’intestin au contact de l’eau et augmentent le volume de vos selles pour favoriser l’évacuation. Ils sont aussi doux. Toutefois, il faut rester bien hydraté donc boire beaucoup. Il peut y avoir certains effets secondaires comme des ballonnements et gaz. Les graines de Psyllium (ou Ispaghul) sont le principe actif le plus utilisé. Ils peuvent être utilisé au long cours et chez la femme enceinte. Au niveau alimentaire, on retrouve dans cette famille les graines de lin, et les fibres d’avoine voire de son de blé.
Ils lubrifient le contenu de l’intestin pour ramollir les selles et faciliter leur passage. On utilise surtout l’huile de paraffine sous différentes formes (de liquide à solide). Son usage doit être ponctuel car elle perturbe l’intestin, le métabolisme des acides gras essentiels et réduit l’absorption de certaines vitamines. Elle n’est d’ailleurs quasiment plus prescrite. D’autant qu’elle peut induire d’autres effets secondaires dont une irritation au niveau de l’anus et des crampes d’estomac et un risque d’inhalation au niveau des poumons chez les personnes alitées ou présentant des difficultés de déglutition.
Leur action n’est pas mécanique. Ce sont de vrais médicaments qui agissent directement sur l’intestin. Les plus utilisés par l’industrie pharmaceutique sont extraits de plantes laxatives (on parle de plantes anthracéniques) : séné, bourdaine, cascara, latex d’Aloès… Ces produits vont irriter l’intestin qui, par réaction, va se contracter et sécréter de l’eau et du mucus. La selle est ainsi favorisée dans les 8 à 12 h qui suivent. On classe aussi dans ce groupe le bisacodyl et le docusate sodique.
Ils sont très efficaces mais doivent être réservés aux cas de constipation aigue et transitoire. Leur usage doit être bref : 2 à 3 jours maximum. En effet, l’usage abusif de ces laxatifs stimulants peut créer à la fois un déséquilibre en minéraux, et même une atteinte rénale ou des troubles cardiaques et une accoutumance. Cette accoutumance entraîne une atonie complète du côlon qui ne peut plus se contracter et le consommateur devient dépendant aux laxatifs qui sont alors sa seule solution pour évacuer les selles. Ils sont contre-indiqués chez les femmes enceintes.
Les lavements et micro-lavements sont d’usage ponctuel. Ils ont pour but de lubrifier l’ampoule rectale et d’en exciter la paroi afin qu’elle sécrète de l’eau. Ceci a pour but d’évacuer un bouchon de selle installé dans le rectum depuis plusieurs jours et totalement déshydraté. Les lavements médicamenteux sont efficaces et agressifs. Leur usage doit être ponctuel car une utilisation prolongée aggrave la situation et entretient la constipation.
La constipation chronique est parfois difficile à soigner. Souvent une adaptation personnalisée des règles de vie et des traitements est nécessaire. Nous n’allons pas entrer dans leur détail, mais dans ce cadre, certaines thérapies et des produits naturels peuvent apporter un soutien efficace à la prise en charge de la constipation.
Et enfin, une solution innovante et efficace développée par le Laboratoire PhytoQuant :
Paresse intestinale. Facilite un transit régulier tout en douceur.
QuantaTransit, la solution novatrice de PhytoQuant
Nous avons élaboré un complément alimentaire sans plantes irritantes. Il combine les vertus douces et osmotiques du lactulose, un principe actif ayant fait ses preuves en médecine moderne, à celles des jus de pruneau et de tamarin. Cette combinaison permet de rééduquer le transit par un seul passage à la selle le matin.
La constipation peut être, dans de rares cas, le symptôme d’une maladie organique ou endocrinienne. On la nomme constipation secondaire par opposition à la constipation fonctionnelle ou primitive dont nous venons de parler. On soupçonnera une constipation secondaire si :
Dans chacun de ces cas, il faudra consulter son médecin. Ce dernier, mettra en place un traitement de la maladie ou du dysfonctionnement qui est à l’origine du problème de constipation.
En conclusion, la constipation, bien que souvent perçue comme un désagrément mineur, peut impacter très négativement la qualité de vie des personnes qui en souffrent.
C’est pourquoi, une discipline de vie globale intégrant une alimentation riche en fibres, une hydratation adéquate, la pratique régulière d’exercice physique et une routine de passage à la selle, est le passage obligé pour retrouver le chemin d’un transit intestinal satisfaisant.
De plus, il existe des solutions complémentaires qui peuvent venir en aide à ceux qui souffrent de constipation rebelle. Par exemple, la phytothérapie, la consommation d’aliments laxatifs, la prise de compléments alimentaires ou de médicaments ciblés offrent bien souvent une aide précieuse à ces personnes.
Néanmoins, ces solutions doivent être utilisés avec discernement pour éviter toute dépendance et une aggravation de la constipation.
Enfin, en cas de constipation persistante, il est crucial de consulter un professionnel de santé. Car, ce dernier sera à même d’exclure toute cause sous-jacente plus sérieuse et de personnaliser au mieux votre prise en charge.

Pharmacien et Senior Manager chez PhytoQuant
Frédéric Khodja, Dr en Pharmacie spécialisé dans la création, la commercialisation et le marketing de produits et marques de santé. Diplômé en Pharmacie de la Faculté de Pharmacie de Marseille et titulaire d’un MBA de l’IAE Aix-Marseille Graduate School of Management. Expert en politiques de distribution et doté de compétences analytiques approfondies.