Les Styles d’Affrontement au Stress
En psychologie, les manières de réagir au stress sont appelées aptitudes d’affrontement ou plus couramment styles d’affrontement.
Ce concept, popularisé dans les années 1980 par Richard Lazarus et Susan Folkman, décrit les efforts cognitifs et comportementaux mis en place pour gérer, réduire ou tolérer une situation stressante.
Le rôle du coping dans la gestion du stress
Le coping n’est pas figé : il peut être conscient ou inconscient, adaptatif ou au contraire inadapté. Son objectif reste le même : rétablir un équilibre entre les exigences externes et les ressources personnelles.
Le choix d’un style d’affrontement dépend de plusieurs facteurs :
- la personnalité,
- l’expérience passée,
- le soutien social,
- le contexte culturel.
En France, des études récentes soulignent son rôle clé dans la gestion du stress au travail, notamment pour limiter les risques psychosociaux (RPS) comme le burnout.

Les principaux types de styles d’affrontement
Les stratégies de coping sont généralement classées en trois catégories principales.
1. Le coping centré sur le problème
Ce style vise à agir directement sur la source du stress pour la modifier ou l’éliminer.
Il est considéré comme adaptatif, surtout dans des situations contrôlables, car il favorise la résolution active.
Exemples : analyser un problème, chercher des informations, planifier des actions, demander de l’aide professionnelle ou négocier avec un supérieur.
Dans un contexte de travail, cela peut consister à réorganiser ses tâches pour éviter la surcharge.
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2. Le coping centré sur l’émotion
Ici, l’objectif est de réguler les émotions négatives associées au stress, sans nécessairement changer la situation.
Il est utile pour des stresseurs incontrôlables (ex. : une perte), mais devient inadapté s’il repose sur la rumination.
Exemples : exprimer ses sentiments, réinterpréter positivement la situation, pratiquer la relaxation ou chercher du soutien émotionnel.
La pleine conscience est aujourd’hui utilisée en entreprise pour renforcer ce type de coping et réduire le burnout.

3. Le coping évitant
Ce style consiste à éviter ou minimiser la confrontation avec le stresseur, souvent par distraction ou déni. À court terme, il peut réduire l’anxiété, mais à long terme, il est considéré comme maladaptatif, car il ne résout rien et peut aggraver les difficultés.
Exemples : se distraire avec la télévision, nier le problème, procrastiner ou encore abuser de substances.
Au travail, cela peut mener à l’absentéisme ou au retrait social.
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Autres classifications possibles
Certains modèles distinguent le coping positif (soins personnels, distraction saine) du coping négatif (déni, évitement excessif).
Des outils comme le Coping Inventory for Stressful Situations ou le Brief COPE permettent de mieux cerner son propre style.
Le coping et le stress au travail en France
En France, plus de 60 % des salariés déclarent subir un stress régulier au travail, souvent lié à une surcharge de travail ou à des relations difficiles.
Les études montrent que :
- Le coping évitant reste fréquent chez les personnes en détresse psychologique, mais aggrave leurs difficultés à long terme.
- Les stratégies centrées sur le problème atténuent les effets des risques psychosociaux (harcèlement, surcharge).
- Le coping émotionnel, renforcé par la mindfulness, aide à prévenir le burnout (qui touche près de 30 % des actifs).

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Comment améliorer son style d’affrontement ?
Pour renforcer ses capacités de coping :
- évaluer son style grâce à des questionnaires comme le Brief COPE,
- privilégier des stratégies actives et émotionnelles adaptatives,
- pratiquer des techniques validées (pleine conscience, relaxation, planification),
- consulter un psychologue pour transformer un coping inadapté.
Conclusion : Comprendre les styles d’affrontement au stress permet de mieux gérer ses émotions et d’adopter des stratégies plus efficaces. En développant des mécanismes de coping adaptés, chacun peut renforcer sa résilience et protéger sa santé mentale, en particulier dans le contexte professionnel.





