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Conseils santé & bien-être
Microbiote intestinal : comprendre son rôle et préserver son équilibre
Vous connaissez peut-être l’une de ces situations.
Le soir, le pantalon serre alors qu’il allait très bien le matin. Le ventre gonfle après les repas sans que vous ayez mangé plus que d’habitude.
Ou bien vous avez pris des antibiotiques il y a quelques semaines et, depuis, rien n’est tout à fait revenu à la normale : le transit fait ce qu’il veut, la digestion est moins confortable.
Ou encore, vous avez remarqué que votre ventre réagit davantage lorsque vous êtes stressé, fatigué ou lorsque votre alimentation change.
Ces situations n’ont pas nécessairement la même cause. Mais elles ont un point commun : l’intestin est bien plus qu’un simple organe de digestion.
Il absorbe les nutriments, forme une barrière avec le monde extérieur, abrite le microbiote intestinal, dialogue avec notre système immunitaire et communique en permanence avec le cerveau.
Ce guide vous aide à comprendre comment fonctionne l’intestin, quel est le rôle du microbiote, ce qui peut perturber son équilibre et comment en prendre soin au quotidien.
Le microbiote, que l’on appelait autrefois flore intestinale, désigne l’ensemble des microorganismes qui vivent dans notre tube digestif, principalement dans le côlon.
Il ne se limite d’ailleurs pas aux bactéries.
On y trouve également notamment des virus, des champignons et d’autres microorganismes.
L’Inserm estime que notre tube digestif abrite de l’ordre de 10¹² à 10¹⁴ microorganismes. (inserm.fr)
Ce ne sont pas des squatteurs.
Pour reprendre l’image que nous utilisons depuis longtemps chez PhytoQuant :
ce sont des locataires qui paient leur loyer.
Ils utilisent une partie de ce que nous mangeons et produisent en retour différentes molécules capables d’interagir avec notre intestin et notre organisme.
Ses fonctions sont nombreuses.
Nos propres enzymes ne savent pas dégrader toutes les fibres alimentaires. Une partie atteint donc le côlon, où certaines bactéries peuvent les fermenter.
Cette fermentation produit notamment des acides gras à chaîne courte :
Le butyrate constitue notamment une importante source énergétique pour les cellules du côlon.
Un microbiote déjà installé occupe des niches écologiques, utilise des nutriments et produit différentes molécules.
Cela peut rendre l’installation de certains microorganismes pathogènes plus difficile.
On appelle ce phénomène la résistance à la colonisation.
Pour comprendre ce mécanisme en détail, consultez notre article : Vos bactéries ont faim : pourquoi un probiotique ne travaille pas sans fibres
Le microbiote participe dès les premières années de vie à la maturation du système immunitaire intestinal et continue ensuite à dialoguer avec lui.
L’intestin constitue d’ailleurs l’une des principales interfaces immunitaires de l’organisme.
Pour aller plus loin :
Vous attrapez tout ce qui passe ? Le lien entre microbiote intestinal et immunité
Et sur le vieillissement immunitaire :
Les perturbations du microbiote, l’inflammation et le système immunitaire
On imagine encore souvent l’intestin comme un tuyau :
ça rentre en haut, ça sort en bas.
En réalité, il remplit plusieurs fonctions simultanément.
Les aliments sont progressivement transformés en molécules suffisamment petites pour pouvoir être absorbées.
Les enzymes digestives, la bile, les sécrétions pancréatiques et la motricité intestinale participent à ce travail.
Lorsque la digestion devient difficile, il faut donc éviter de résumer automatiquement le problème à « trop d’acidité ».
Pour approfondir :
Comment fonctionne la digestion : ce qui se passe vraiment dans votre corps après un repas
Ventre gonflé, Ballonnements, Spasmes intestinaux : Origines et Solutions Naturelles
Ce qui circule à l’intérieur de votre tube digestif est techniquement encore séparé de votre milieu intérieur.
La paroi intestinale doit donc laisser passer les nutriments dont nous avons besoin tout en contrôlant le passage d’autres molécules et microorganismes.
Son épithélium n’est constitué que d’une couche principale de cellules, reliées notamment par des jonctions serrées.
Lorsque cette fonction de barrière est perturbée dans certaines situations, on parle d’augmentation de la perméabilité intestinale.
La frontière intestinale ne fonctionne pas seule.
Microbiote, mucus, épithélium et cellules immunitaires forment ensemble un système d’interactions extrêmement complexe.
Une partie importante de la production d’IgA — les anticorps majeurs des surfaces muqueuses — se déroule au niveau intestinal.
C’est pourquoi intestin, microbiote et immunité sont intimement liés, sans pour autant pouvoir résumer toute notre immunité au seul ventre.
L’intestin possède son propre système nerveux et communique en permanence avec le système nerveux central.
Cette communication bidirectionnelle constitue l’axe intestin-cerveau.
Elle implique notamment :
Le fameux chiffre selon lequel « 90 % de la sérotonine est produite dans l’intestin » doit être interprété avec prudence : une grande partie de la sérotonine périphérique est effectivement produite au niveau intestinal, mais elle ne traverse pas simplement la barrière hémato-encéphalique pour devenir la sérotonine du cerveau.
L’axe intestin-cerveau est donc beaucoup plus complexe qu’une simple production d’hormones.
Pour approfondir :
Votre intestin, ce deuxième cerveau qu’on néglige après 60 ans
Chez PhytoQuant, nous avons toujours raisonné sur ces deux éléments ensemble.
Pourquoi ?
Parce que le microbiote vit au contact d’un environnement créé en partie par la muqueuse, tandis que la paroi reçoit elle-même en permanence des molécules produites par les microorganismes.
L’exemple du butyrate l’illustre parfaitement.
Certaines bactéries fermentent des fibres alimentaires et produisent des acides gras à chaîne courte.
Le butyrate devient ensuite une source énergétique importante pour les cellules du côlon et participe à différents mécanismes de la barrière intestinale.
Cela crée une chaîne :
Fibres → microbiote → fermentation → butyrate → cellules du côlon
La santé intestinale ne se résume donc ni à « prendre un probiotique » ni à « réparer la paroi ».
C’est un écosystème.
Le microbiote varie énormément d’une personne à l’autre.
Il n’existe donc pas une composition unique de « flore parfaite ».
Le terme dysbiose désigne une modification de la composition, de la diversité ou de certaines fonctions de l’écosystème microbien par rapport à un état de référence.
Elle est étudiée dans de nombreuses situations digestives et métaboliques.
Mais il faut être prudent :
observer une dysbiose associée à une maladie ne signifie pas automatiquement que la dysbiose en est la cause.
Elle peut être :
C’est l’une des grandes difficultés de la recherche actuelle sur le microbiote.
Ils sont indispensables lorsqu’une infection bactérienne justifie leur utilisation.
Mais ils ne ciblent pas exclusivement la bactérie responsable de l’infection.
Ils peuvent également modifier différentes populations commensales du microbiote intestinal.
Après certains traitements, une partie du microbiote récupère rapidement alors que certaines modifications peuvent persister plusieurs mois chez certaines personnes.
Pour comprendre précisément le mécanisme :
Microbiote et antibiothérapie : quels effets des antibiotiques sur la flore intestinale ?
Les microorganismes intestinaux utilisent les substrats que nous leur apportons.
Une alimentation pauvre en fibres limite donc la quantité et la variété de substrats fermentescibles disponibles.
Les recommandations françaises retiennent 30 g de fibres alimentaires par jour chez l’adulte.
Mais plus que de compter chaque gramme, l’essentiel est souvent de diversifier :
Le stress peut modifier :
L’idée que chaque stress « détruit le microbiote » ou « ouvre immédiatement les jonctions intestinales » est trop simpliste.
Nouveaux aliments.
Nouvelle eau.
Horaires décalés.
Températures différentes.
Parfois antibiotiques ou infections digestives.
Le voyage peut modifier temporairement l’écosystème intestinal et les habitudes qui l’entourent.
Le microbiote évolue au cours de la vie.
Cela ne signifie pas qu’il se « dégrade automatiquement » à partir d’un âge précis.
Mais vieillissement, médicaments, alimentation, activité physique, état de santé et environnement peuvent progressivement modifier sa composition.
Un intestin équilibré se fait souvent oublier.
Lorsqu’un symptôme apparaît, plusieurs mécanismes peuvent cependant être impliqués.
Le ventre peut gonfler pour de nombreuses raisons :
Pour identifier les causes possibles :
Ventre gonflé, ballonnements, spasmes intestinaux : origines et solutions naturelles
Une digestion difficile après le repas ne se résume pas nécessairement à l’estomac.
Motricité, enzymes, bile, transit, microbiote et habitudes alimentaires peuvent tous intervenir.
Le syndrome de l’intestin irritable — SII — est un trouble digestif fonctionnel fréquent caractérisé notamment par des douleurs abdominales associées à une modification du transit.
Il peut prendre différentes formes : constipation prédominante, diarrhée prédominante ou alternance des deux.
Microbiote, hypersensibilité viscérale, motricité et axe intestin-cerveau font partie des mécanismes étudiés.
Les termes se ressemblent mais ne signifient pas la même chose.
Les probiotiques sont des microorganismes vivants qui, administrés en quantité adéquate, confèrent un bénéfice à l’hôte dans des conditions définies.
Un effet démontré pour une souche ne doit pas automatiquement être attribué à toutes les autres.
Les prébiotiques sont des substrats utilisés sélectivement par certains microorganismes de l’hôte et associés à un bénéfice pour la santé.
Toutes les fibres ne sont donc pas automatiquement des prébiotiques.
Un symbiotique associe microorganismes et substrat.
Mais il serait trop simple d’écrire que tous les symbiotiques sont nécessairement plus efficaces que tous les probiotiques seuls.
Cela dépend :
Il n’existe pas de « meilleur probiotique » universel.
Quelques critères sont néanmoins utiles.
Regardez quelles souches sont réellement présentes.
« 10 milliards de bactéries » sans identification ne dit pas tout.
L’unité couramment utilisée est l’UFC — unité formant colonie.
Mais plus n’est pas toujours synonyme de mieux.
Il faut regarder si la formulation est conçue pour protéger les microorganismes jusqu’à leur destination.
Certaines fibres comme l’inuline ou certains FOS peuvent être très fermentescibles et provoquer davantage de gaz chez des personnes sensibles.
D’autres fibres peuvent avoir un profil de fermentation plus progressif.
Pour aller plus loin :
Les probiotiques fonctionnent-ils vraiment ? Ce que dit la science
Aucun complément ne remplace une bonne assiette.
C’est le premier levier, et le plus constant.
Légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, graines et fruits à coque fournissent des types de fibres différents.
Plus que rechercher un “superaliment pour le microbiote”, cherchez la diversité.
Passer brutalement d’une alimentation pauvre en fibres à une alimentation extrêmement riche peut augmenter :
La progressivité est souvent plus confortable.
L’activité physique participe à la santé générale, au transit et à l’équilibre métabolique.
Pas besoin d’activité extrême.
Marcher régulièrement compte déjà.
Sommeil, système nerveux, habitudes alimentaires et fonctionnement digestif sont étroitement liés.
Un mauvais sommeil ne signifie pas automatiquement « mauvais microbiote », mais il fait partie du contexte global dans lequel celui-ci évolue.
L’intestin et le cerveau communiquent en permanence.
La gestion du stress n’est donc pas une notion abstraite lorsqu’on parle de digestion.
Les antibiotiques sauvent des vies.
L’objectif n’est surtout pas de les éviter lorsqu’ils sont indiqués.
Il est de ne pas les utiliser contre des infections virales ou lorsqu’ils ne sont pas nécessaires, afin de limiter à la fois les perturbations du microbiote et l’antibiorésistance.
Depuis 2004, notre approche de l’intestin repose sur une idée simple :
ne pas regarder le microbiote et la paroi comme deux mondes séparés.
L’un influence l’environnement de l’autre.
QFlore MAX associe actuellement :

QuantaVilloSII associe notamment :
La vitamine E contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif.

La Cure Hygiène Intestinale associe actuellement QFlore MAX et QuantaVilloSII.

Notre fondateur travaille dans les compléments alimentaires depuis 1987.
À cette époque, personne ou presque ne parle de microbiote comme aujourd’hui.
Mais il croise dès ses débuts des praticiens qui pensent autrement : pour eux, il ne suffit pas de regarder un symptôme isolé.
Il faut comprendre le terrain dans lequel il apparaît.
Cette vision accompagnera ensuite la création de PhytoQuant en 2004.
Le Pr Jean-Robert Rapin, professeur de pharmacologie clinique et neurobiologiste, rejoint l’aventure dès les premières années et participe au développement de plusieurs formules.
Dès 2006, l’un des premiers dossiers thématiques de PhytoQuant est consacré aux probiotiques.
Vingt ans plus tard, la science du microbiote a évidemment énormément évolué.
Les techniques de séquençage ont changé.
Les connaissances sur les bactéries, leurs métabolites, le système immunitaire et l’axe intestin-cerveau aussi.
Mais une idée reste :
l’intestin ne fonctionne jamais seul.
Il faut regarder ensemble alimentation, microbiote, paroi, digestion, système nerveux et terrain général.
L’intestin est un organe du système digestif. Le microbiote intestinal désigne les communautés de microorganismes qui vivent à l’intérieur de ce tube digestif. Ils interagissent avec la digestion, la paroi intestinale, l’immunité et de nombreuses autres fonctions.
Il s’agit essentiellement du même concept. « Flore intestinale » est l’ancien terme, tandis que « microbiote intestinal » est aujourd’hui le terme scientifique privilégié car les microorganismes ne sont évidemment pas des plantes.
Il n’existe pas un symptôme permettant de diagnostiquer une dysbiose. Ballonnements, troubles du transit ou inconfort peuvent avoir de nombreuses causes. Les tests commerciaux du microbiote doivent également être interprétés avec prudence car nous ne disposons pas d’une définition universelle du « microbiote idéal ».
La stratégie la plus accessible consiste à adopter une alimentation variée comprenant différentes sources de fibres végétales, à maintenir une activité physique régulière, dormir suffisamment et éviter les antibiotiques lorsqu’ils ne sont pas indiqués.
Légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, graines et fruits à coque apportent différents types de fibres utilisables par le microbiote. Certaines sont fermentées et conduisent à la production d’acides gras à chaîne courte.
Non. Une personne en bonne santé n’a pas nécessairement besoin de prendre un complément probiotique. Certaines souches ont toutefois montré un intérêt dans des indications spécifiques. L’effet dépend de la souche, de la dose, de l’indication et de la personne.
Les probiotiques sont des microorganismes vivants. Les prébiotiques sont des substrats utilisés sélectivement par certains microorganismes de l’hôte. Une formule qui associe les deux peut être qualifiée de symbiotique lorsqu’elle répond à la définition scientifique correspondante.
Il n’existe pas de durée universelle. Certaines populations peuvent se rapprocher de leur état initial en quelques semaines, tandis que certaines modifications restent observables pendant plusieurs mois chez certaines personnes.
Oui. Le microbiote intestinal interagit en permanence avec le système immunitaire et participe notamment à sa maturation, à la tolérance immunitaire et à la résistance à la colonisation par certains microorganismes.
Il existe une communication bidirectionnelle entre intestin et cerveau impliquant notamment voies nerveuses, système immunitaire, hormones et métabolites microbiens. On parle d’axe intestin-cerveau.