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L’acidité d’estomac est un trouble digestif fréquent qui peut se manifester par des brûlures, des remontées acides, une sensation d’inconfort après les repas ou encore des douleurs au niveau de l’estomac. Souvent associée à une production excessive d’acide gastrique ou à un reflux gastro-œsophagien, elle peut avoir de nombreuses origines.
Pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’acidité gastrique et identifier les solutions les plus adaptées, il est essentiel de revenir sur le fonctionnement normal de l’estomac, son anatomie et les principales causes pouvant perturber son équilibre.
Les plaintes œsogastriques se révèlent très fréquentes au cours de la vie et peuvent frapper à tous les âges, leurs origines variées nécessitent pourtant une connaissance minimale des grands équilibres physiologiques qui régissent cet organe essentiel.
L’estomac peut globalement se décrire comme une portion évasée du tube digestif situé entre l’œsophage en haut et le duodénum en bas, il est situé dans la partie supérieure de l’abdomen, au-dessus du foie, devant le pancréas et à côté de la rate, à gauche. On lui décrit trois parties principales, le fundus à sa partie supérieure, en haut l’angle de His le sépare de l’œsophage. S’en suit le corps gastrique en son centre et enfin l’antre à sa partie inférieure, qui s’abouche au duodénum par interposition d’un sphincter puissant, le pylore (schéma).
Source: https://lecorpshumain.fr/categories/anatomie/lestomac
Ces notions simples débouchent déjà sur deux pathologies extrêmement fréquentes en clinique humaine, d’origines parfaitement mécaniques :
Le RGO se rencontre lorsque l’angle de His ne joue plus son rôle de clapet anti-retour, les aliments déglutis sont alors à même de pouvoir refluer dans l’œsophage et brûler celui-ci en emportant avec eux l’acide gastrique qui a été sécrété pour préparer la digestion. Cette affection s’accentue volontiers en position couchée, augmente au moment des efforts de poussée diaphragmatique à glotte fermée (ex : haltérophilie, défécation…) et se majore encore en cas de consistance liquide du bol alimentaire. La douleur ascendante liée à l’irruption du contenu gastrique dans l’œsophage se nomme le pyrosis.
La hernie hiatale (schéma ci-dessous), dans des conditions physiologiques, l’ensemble de l’estomac se trouve contenu dans la cavité abdominale par l’interposition du muscle diaphragme qui délimite ainsi deux grandes régions anatomiques, le thorax à sa partie supérieure et l’abdomen en dessous. Pour des raisons diverses (surpoids, traumatisme, malformation congénitale, séquelles post-opératoires…) une partie de l’estomac peut faire saillie au-dessus du plan du diaphragme, constituant la classique hernie hiatale, la douleur consécutive étant à la fois liée à la striction de l’estomac au niveau du collet et à l’éventuel RGO qui en découle.
Source: https://www.chirurgie-bariatrique.paris/chirurgie-generale-et-digestive/hernies/hernie-hiatale/
L’estomac se trouve composé de différentes cellules dont chacune se trouve un rôle particulier :
–Les cellules pariétales sont responsables de la sécrétion de l’acide gastrique et du facteur intrinsèque, deux molécules essentielles à la survie car non seulement ces produits assurent une prédigestion efficace des aliments mais autorisent l’absorption de la vitamine B12 nécessaire à la synthèse des hématies, à la santé du cerveau, et dans une moindre mesure dans la préparation à l’absorption digestive du fer.
–Les cellules à mucus fabriquent un enduit capable de protéger le tissus gastrique contre ses propre sécrétions acides, lui évitant ainsi tout mécanisme d’autodigestion.
–Les cellules musculaires, susceptibles de pouvoir entraîner une motricité digestive par brassage du contenu gastrique en vue d’homogénéiser les sécrétions acides et initier le processus de décomposition alimentaire.
L’estomac se trouve massivement innervé par un contingent issu de deux commandes, sympathique et parasympathique, l’une excitatrice et motrice, l’autre commandant plutôt la relaxation et le repos. De nombreuses influences hormonales interviennent également, essentiellement par action de la gastrine et de la leptine.
Un défaut majeur de la sécrétion acide gastrique entraine parfois des diminutions d’absorption de vitamine B12 tels qu’on peut assister à l’apparition d’une anémie mégaloblastique voire des tableaux de démence carentielle, la perte du facteur intrinsèque produisant quant à elle l’anémie de Biermer.
La perte du mucus gastrique expose les parois à une attaque acide directe et peut induire le développement d’une inflammation simple : la gastrite. Celle-ci peut se compliquer par une érosion localisée du tissu gastrique, creusant la muqueuse jusqu’à former un ulcère.
L’ulcère peut à son tour évoluer de manière redoutable en érodant un vaisseau sanguin jusqu’à sa rupture. Cette brèche vasculaire sera alors responsable d’une hémorragie digestive pouvant s’extérioriser par voie haute (hématémèse) ou basse (rectorragie, méléna).
Un ulcère gastrique particulièrement évolué peut également transpercer toute l’épaisseur de la paroi gastrique : on parle alors d’ulcère perforé.
Un défaut de motricité de l’estomac est nommé gastroparésie, généralement lié à une commande sympathique déficiente, la vidange gastrique s’effectue alors de manière retardée.
Les causes en sont multiples : grand âge, hypothyroïdie, diabète, obésité, post-infection, dysimmunitaire, radiothérapie, sans oublier les origines médicamenteuses (opioïdes, antiparkinsoniens, antidépresseurs, certains antidiabétiques, antipsychotiques et antihistaminiques…) mais de nombreux patients peuvent souffrir de lenteur à la digestion sans qu’aucune cause ne soit décelée.
Ces produits sont connus depuis la nuit des temps et n’ont qu’un seul but, combattre une gêne œsogastrique passagère attribuée à l’hyperacidité. Le lait cru a longtemps fait partie des produits utilisés en première ligne et se révélait efficace y compris sur les douleurs ulcéreuses, il fut augmenté dans son efficacité antalgique par adjonction de bicarbonate de calcium ce qui entraina de dramatiques hypercalcémies au décours, ou syndrome de Burnett.
La plupart des antiacides modernes sont fabriqués à partir de concentration inadmissibles en aluminium, régulièrement montrées du doigt pour leurs capacités potentielles à générer des complications cérébrales définitives telles que la démence et possiblement d’autres maladies neuro-dégénératives, au premier rang desquelles la maladie d’Alzheimer.
De ce fait, toute nécessité à un recours régulier de ces produits impose une consultation en milieu spécialisé.
Ces médicaments demeurent toujours commercialisés dans certains pays du monde mais ont quasiment disparu du marché du médicament : la ranitidine (Raniplex®) aurait contenu certaines impuretés de fabrications possiblement cancérigènes, la cimétidine (Tagamet®) et la famotidine (Pepsane®) résistent encore dans certains pays à l’invasion de la classe thérapeutique suivante, beaucoup plus chère et plus puissante, qui a submergé le marché du traitement de la gastralgie toute cause.
Ces produits induisent un confort digestif plus rapide et plus prolongé se positionnant comme un progrès thérapeutique réel dans le traitement de certaines pathologies bien délimitées, ulcère évolutif, syndrome de Barett ou de Zollinger-Ellison par exemple.
L’industrie du médicament a recherché le profit maximal et a diffusé ces molécules vers l’ensemble des douleurs œsogastriques de sorte qu’à ce jour en France, 66 % des traitements se réalisent pour des raisons prophylactiques parfaitement fantaisistes ou non validées, ce triste résultat s’étant imposé entre autre parce que certains de ces produits sont proposés en vente libre et que les médecins n’ont généralement aucune idée des effets indésirables parfois redoutables que ces molécules génèrent au quotidien :
Les IPP entraînent rapidement un phénomène d’accoutumance et exposent de plus à de redoutables effets rebonds au moment des arrêts brutaux, induisant de fréquentes résurgences épigastralgiques. Cet effet indésirable régulièrement non signalé par les prescripteurs imposent un arrêt progressif de la molécule.

Médecin Agréé CL, Comité Médical AIMSIB
Le Dr Vincent Reliquet est médecin généraliste à Tourcoing, spécialisé en médecine préventive et hydrotomie. Co-fondateur de l’AIMSIB, il défend une approche indépendante et critique de la médecine conventionnelle. Auteur et conférencier, il s’intéresse particulièrement aux micronutriments essentiels et à la prévention.
Les repas copieux, les aliments gras ou épicés, le stress, l’alcool, le tabac, le surpoids et certaines habitudes alimentaires peuvent favoriser l’acidité gastrique.
Il est conseillé de limiter les aliments très gras, les fritures, les agrumes, le chocolat, la menthe, les boissons gazeuses, le café et l’alcool.
Les légumes cuits, les céréales complètes, les bananes mûres, les pommes cuites, le gingembre et certaines tisanes digestives peuvent contribuer à apaiser l’inconfort gastrique.
Manger lentement, fractionner les repas, éviter de s’allonger après avoir mangé, maintenir un poids sain et privilégier une alimentation équilibrée peuvent aider à réduire les symptômes.
Il est recommandé de consulter si les symptômes sont fréquents, persistent malgré les changements alimentaires, perturbent le sommeil ou s’accompagnent de douleurs importantes.