Livraison gratuite à partir de 29 € (France métropolitaine uniquement)

0 805 110 327 (Service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 8h30 à 19h.

La rubrique du Dr Reliquet

Acidité d’estomac : comprendre et apaiser naturellement

Acidité d'estomac : comprendre et apaiser naturellement

Publié le
25 juin 2026
Mis à jour le:
25 juin 2026
Lecture :
8 min
dr Vincent Reliquet rédacteur PhytoQuant

Auteur

Dr. Vincent Reliquet

Dans cet article :

L’acidité d’estomac est un trouble digestif fréquent qui peut se manifester par des brûlures, des remontées acides, une sensation d’inconfort après les repas ou encore des douleurs au niveau de l’estomac. Souvent associée à une production excessive d’acide gastrique ou à un reflux gastro-œsophagien, elle peut avoir de nombreuses origines.

Pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’acidité gastrique et identifier les solutions les plus adaptées, il est essentiel de revenir sur le fonctionnement normal de l’estomac, son anatomie et les principales causes pouvant perturber son équilibre.

À retenir

Régulation de l’acidité gastrique

Régulation de l’acidité gastrique​

Les plaintes œsogastriques se révèlent très fréquentes au cours de la vie et peuvent frapper à tous les âges, leurs origines variées nécessitent pourtant une connaissance minimale des grands équilibres physiologiques qui régissent cet organe essentiel.

Rappel anatomique : rôle de l'estomac dans l'acidité gastrique

L’estomac peut globalement se décrire comme une portion évasée du tube digestif situé entre l’œsophage en haut et le duodénum en bas, il est situé dans la partie supérieure de l’abdomen, au-dessus du foie, devant le pancréas et à côté de la rate, à gauche. On lui décrit trois parties principales, le fundus à sa partie supérieure, en haut l’angle de His le sépare de l’œsophage. S’en suit le corps gastrique en son centre et enfin l’antre à sa partie inférieure, qui s’abouche au duodénum par interposition d’un sphincter puissant, le pylore (schéma).

infographie présentant l'anatomie de l'estomac

Source: https://lecorpshumain.fr/categories/anatomie/lestomac

Ces notions simples débouchent déjà sur deux pathologies extrêmement fréquentes en clinique humaine, d’origines parfaitement mécaniques :

Le reflux gastro-œsophagien (RGO)

Le RGO se rencontre lorsque l’angle de His ne joue plus son rôle de clapet anti-retour, les aliments déglutis sont alors à même de pouvoir refluer dans l’œsophage et brûler celui-ci en emportant avec eux l’acide gastrique qui a été sécrété pour préparer la digestion. Cette affection s’accentue volontiers en position couchée, augmente au moment des efforts de poussée diaphragmatique à glotte fermée (ex : haltérophilie, défécation…) et se majore encore en cas de consistance liquide du bol alimentaire. La douleur ascendante liée à l’irruption du contenu gastrique dans l’œsophage se nomme le pyrosis.

La hernie hiatale

La hernie hiatale (schéma ci-dessous), dans des conditions physiologiques, l’ensemble de l’estomac se trouve contenu dans la cavité abdominale par l’interposition du muscle diaphragme qui délimite ainsi deux grandes régions anatomiques, le thorax à sa partie supérieure et l’abdomen en dessous. Pour des raisons diverses (surpoids, traumatisme, malformation congénitale, séquelles post-opératoires…) une partie de l’estomac peut faire saillie au-dessus du plan du diaphragme, constituant la classique hernie hiatale, la douleur consécutive étant à la fois liée à la striction de l’estomac au niveau du collet et à l’éventuel RGO qui en découle.

infographie présentant la hernie hiatale

Rappels physiologiques : Comment l'estomac régule l'acidité gastrique

L’estomac se trouve composé de différentes cellules dont chacune se trouve un rôle particulier :

Les cellules pariétales sont responsables de la sécrétion de l’acide gastrique et du facteur intrinsèque, deux molécules essentielles à la survie car non seulement ces produits assurent une prédigestion efficace des aliments mais autorisent l’absorption de la vitamine B12 nécessaire à la synthèse des hématies, à la santé du cerveau, et dans une moindre mesure dans la préparation à l’absorption digestive du fer.

Les cellules à mucus fabriquent un enduit capable de protéger le tissus gastrique contre ses propre sécrétions acides, lui évitant ainsi tout mécanisme d’autodigestion.

Les cellules musculaires, susceptibles de pouvoir entraîner une motricité digestive par brassage du contenu gastrique en vue d’homogénéiser les sécrétions acides et initier le processus de décomposition alimentaire.

A retenir

L’estomac se trouve massivement innervé par un contingent issu de deux commandes, sympathique et parasympathique, l’une excitatrice et motrice, l’autre commandant plutôt la relaxation et le repos. De nombreuses influences hormonales interviennent également, essentiellement par action de la gastrine et de la leptine.  

Quelques conséquences pathologiques liés à un déséquilibre de l'acidité d'estomac

Carences en vitamine B12 et anémie de Biermer

femme agee consultant le docteur en raison de Carences en vitamine B12 et anémie de Biermer​

Un défaut majeur de la sécrétion acide gastrique entraine parfois des diminutions d’absorption de vitamine B12 tels qu’on peut assister à l’apparition d’une anémie mégaloblastique voire des tableaux de démence carentielle, la perte du facteur intrinsèque produisant quant à elle l’anémie de Biermer.  

Gastrite, ulcère gastrique et complications digestives

femme souffrant de gastrite

La perte du mucus gastrique expose les parois à une attaque acide directe et peut induire le développement d’une inflammation simple : la gastrite. Celle-ci peut se compliquer par une érosion localisée du tissu gastrique, creusant la muqueuse jusqu’à former un ulcère.

L’ulcère peut à son tour évoluer de manière redoutable en érodant un vaisseau sanguin jusqu’à sa rupture. Cette brèche vasculaire sera alors responsable d’une hémorragie digestive pouvant s’extérioriser par voie haute (hématémèse) ou basse (rectorragie, méléna). 

Un ulcère gastrique particulièrement évolué peut également transpercer toute l’épaisseur de la paroi gastrique : on parle alors d’ulcère perforé.

Gastroparésie et ralentissement de la digestion

femme qui experience des maux de ventre apres repas copieux

Un défaut de motricité de l’estomac est nommé gastroparésie, généralement lié à une commande sympathique déficiente, la vidange gastrique s’effectue alors de manière retardée.

Les causes en sont multiples : grand âge, hypothyroïdie, diabète, obésité, post-infection, dysimmunitaire, radiothérapie, sans oublier les origines médicamenteuses (opioïdes, antiparkinsoniens, antidépresseurs, certains antidiabétiques, antipsychotiques et antihistaminiques…) mais de nombreux patients peuvent souffrir de lenteur à la digestion sans qu’aucune cause ne soit décelée. 

Les pansements gastriques et soulagement de l'acidité d'estomac

Ces produits sont connus depuis la nuit des temps et n’ont qu’un seul but, combattre une gêne œsogastrique passagère attribuée à l’hyperacidité. Le lait cru a longtemps fait partie des produits utilisés en première ligne et se révélait efficace y compris sur les douleurs ulcéreuses, il fut augmenté dans son efficacité antalgique par adjonction de bicarbonate de calcium ce qui entraina de dramatiques hypercalcémies au décours, ou syndrome de Burnett.

docteur analysant les medicaments et les complements alimentaires pour l'acidité gastrique

La plupart des antiacides modernes sont fabriqués à partir de concentration inadmissibles en aluminium, régulièrement montrées du doigt pour leurs capacités potentielles à générer des complications cérébrales définitives telles que la démence et possiblement d’autres maladies neuro-dégénératives, au premier rang desquelles la maladie d’Alzheimer.

De ce fait, toute nécessité à un recours régulier de ces produits impose une consultation en milieu spécialisé.

Les anti-H2

Ces médicaments demeurent toujours commercialisés dans certains pays du monde mais ont quasiment disparu du marché du médicament : la ranitidine (Raniplex®) aurait contenu certaines impuretés de fabrications possiblement cancérigènes, la cimétidine (Tagamet®) et la famotidine (Pepsane®) résistent encore dans certains pays à l’invasion de la classe thérapeutique suivante, beaucoup plus chère et plus puissante, qui a submergé le marché du traitement de la gastralgie toute cause.

Les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) : traitement médicamenteux de l'acidité gastrique

homme en train de dejeuner

Ces produits induisent un confort digestif plus rapide et plus prolongé se positionnant comme un progrès thérapeutique réel dans le traitement de certaines pathologies bien délimitées, ulcère évolutif, syndrome de Barett ou de Zollinger-Ellison par exemple. 

Les principaux effets indésirables des IPP

L’industrie du médicament a recherché le profit maximal et a diffusé ces molécules vers l’ensemble des douleurs œsogastriques de sorte qu’à ce jour en France, 66 % des traitements se réalisent pour des raisons prophylactiques parfaitement fantaisistes ou non validées, ce triste résultat s’étant imposé entre autre parce que certains de ces produits sont proposés en vente libre et que les médecins n’ont généralement aucune idée des effets indésirables parfois redoutables que ces molécules génèrent au quotidien :

  • Augmentation du risque cardio-vasculaire en cas d’adjonction à un traitement anti-agrégant plaquettaire ou anticoagulant,
  • Augmentation de 44% du risque de démence après seulement 4 mois d’utilisation,
  • Diminution de l’assimilation de la vitamine C, du fer, du calcium et du magnésium
  • Effondrement de la captation de la vitamine B12,
  • Risque ostéoporotique majoré de 22% après un an de traitement et de 59% après quatre ans,
  • Apparition d’un SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth ou surdéveloppement bactérien dans l’intestin grêle) responsable de ballonnements, diarrhées, épigastralgies puis plus tard, prise de poids, hyperperméabilité intestinale,
  • Augmentation des infections digestives graves : notamment à Clostridium difficile, salmonelle, Campylobacter et Shigelle,
  • Insuffisance rénale, Augmentation de 20 à 50 % de développer une maladie rénale définitive après 6 à 14 ans de traitement,
  • Risque accru de développer un diabète : augmenté de possiblement 30 % après seulement deux ans de traitement,
  • Augmentation des risques d’infections pulmonaires : ces infections touchent plus particulièrement les enfants et les plus de 65 ans.

Effet rebond lors de l'arrêt des IPP

Les IPP entraînent rapidement un phénomène d’accoutumance et exposent de plus à de redoutables effets rebonds au moment des arrêts brutaux, induisant de fréquentes résurgences épigastralgiques. Cet effet indésirable régulièrement non signalé par les prescripteurs imposent un arrêt progressif de la molécule.

Les 10 règles d'or pour limiter durablement l'acidité d'estomac

  1. Fractionner les repas, mâchez correctement, 
  2. Baisser la quantité des rations sauf s’agissant des légumes,
  3. Boire abondamment mais au bon moment,
  4. Délaisser définitivement les produits que vous ne tolérez pas,
  5. Consulter si les symptômes se chronicisent,
  6. Réclamer des bilans d’intolérance si personne ne parvient à vous guérir,
  7. Bannir définitivement les médicaments qui vous font souffrir,
  8. N’utiliser les médicament « anti-gastralgiques » qu’une fois la semaine maximum,
  9. Exercice physique obligatoire tous les jours mais à distance des repas sauf pour la marche et le vélo,
  10. Conserver le plaisir de vivre donc toujours s’autoriser quelques entorses aux règles précédentes en cas de nécessité
dr Vincent Reliquet rédacteur PhytoQuant

Dr Vincent Reliquet

Médecin Agréé CL, Comité Médical AIMSIB

Le Dr Vincent Reliquet est médecin généraliste à Tourcoing, spécialisé en médecine préventive et hydrotomie. Co-fondateur de l’AIMSIB, il défend une approche indépendante et critique de la médecine conventionnelle. Auteur et conférencier, il s’intéresse particulièrement aux micronutriments essentiels et à la prévention.

 

En savoir plus sur dr Vincent Reliquet

Questions fréquentes

Les repas copieux, les aliments gras ou épicés, le stress, l’alcool, le tabac, le surpoids et certaines habitudes alimentaires peuvent favoriser l’acidité gastrique.

Il est conseillé de limiter les aliments très gras, les fritures, les agrumes, le chocolat, la menthe, les boissons gazeuses, le café et l’alcool.

Les légumes cuits, les céréales complètes, les bananes mûres, les pommes cuites, le gingembre et certaines tisanes digestives peuvent contribuer à apaiser l’inconfort gastrique.

Manger lentement, fractionner les repas, éviter de s’allonger après avoir mangé, maintenir un poids sain et privilégier une alimentation équilibrée peuvent aider à réduire les symptômes.

Il est recommandé de consulter si les symptômes sont fréquents, persistent malgré les changements alimentaires, perturbent le sommeil ou s’accompagnent de douleurs importantes.

Publié le
25 juin 2026
Mis à jour le:
25 juin 2026