Livraison gratuite à partir de 29 € (France métropolitaine uniquement)

0 805 110 327 (Service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 8h30 à 19h.

La rubrique du Dr Reliquet

Perdre du poids, un objectif majeur de santé publique

Perdre du poids, un objectif majeur de santé publique

Publié le
27 mai 202​6
Mis à jour le:
27 mai 202​6
Lecture :
6 min
dr Vincent Reliquet rédacteur PhytoQuant

Auteur

dr Vincent Reliquet

Dans cet article :

Les affres de la famines semblant s’éloigner, l’Humanité se retrouve confrontée à une autre catastrophe sanitaire sans précédent : Celle du surpoids et de l’obésité, tout se passe comme si la nature n’avait jamais prévu qu’un jour des mammifères omnivores puissent se retrouver susceptibles de pouvoir consommer tous les jours pléthore de produits alimentaires hypercaloriques à la composition devenue catastrophique. Un triste bilan doit être tiré aujourd’hui, de même qu’il devient nécessaire de pousser les populations à retrouver le chemin d’une alimentation saine.

À retenir

L’alimentation humaine a changé trois fois en 10.000 ans

L’alimentation des chasseurs-cueilleurs au Paléolithique

Il est bon de se remémorer un certain nombre de notions physiologiques et évolutionnistes fondamentales afin de bien comprendre le problème qui nous occupe. Préalablement à la révolution agricole que l’on imagine être intervenue il y a 10.000 ans (soit seulement une centaine de siècle), l’Homo Sapiens du Paléolithique se comportait comme un chasseur-cueilleur, obligé de s’adapter aux saisons pour pouvoir glaner des racines, des feuilles, des fruits et des baies de saisons afin de pouvoir nourrir son groupe. La chasse occupait également un temps record dans une journée préhistorique et imposait des dépenses physiques intenses quasi-quotidiennes, la putréfaction carnée nécessitant régulièrement le recours aux viandes fraîches. Le groupe alimentaire des glucides se trouvait énormément réduit dans la composition des repas, essentiellement présent dans quelques fruits de saisons bien vite épuisés et dans le miel, impossible à prélever en grandes quantités. 

La révolution agricole et l’arrivée massive des glucides

Lors du passage au Néolithique, Sapiens invente l’agriculture. Soit la capacité à semer, à récolter puis à consommer un certain nombre de céréales triés sur le volet dont les graines sont stockables et qui après traitement donnent un farine généralement panifiable, c’est ainsi que la révolution agricole a probablement mis à l’abri l’Humanité d’une bonne partie des aléas nutritionnels de la période précédente. L’alimentation s’est profondément modifiée à cette époque, particulièrement en terme de diversité alimentaire et le surgissement de quantité importantes de glucides date de cette époque.

Homo sapiens au Paléolithique et son alimentation pauvre en glucides

Homo sapiens au Néolithique et le début d’une alimentation riche en glucides

L’industrialisation alimentaire et l’explosion du sucre

Au sortir de la seconde guerre mondiale la faim dans le monde représenta un problème majeur de santé, et pas seulement pour les pays en voie de développement.

Norman Ernest Borlaug

La fondation Rockefeller fit appel à l’un de ses plus brillants ingénieurs agronomes, Norman Ernest Borlaug (photo), afin qu’il « invente » des variétés de blé à la fois plus résistantes aux maladies mais aussi plus prolifiques. Ce qu’il réalisa brillamment, il fut à l’origine de ce que l’on appela la révolution verte et son action remarquable pour contribuer à éteindre la faim dans le monde lui valut d’être décoré du prix Nobel de la Paix en 1970. C’est lui l’inventeur des « Frankenstein-blés » aux compositions records en amidon, hypercaloriques par la quantité énorme de glucides qu’ils contiennent, mais aussi extrêmement peu digestes et susceptibles de générer de très nombreuses pathologies humaines chez ses consommateurs de par la profusion de glutens que certaines variétés de céréales abritent également en grande quantité.

Parallèlement à cette recherche agronomique un temps judicieuse et nécessaire, l’industrie a découvert différents process pour synthétiser de nombreux composants sucrés extrêmement addictifs, faciles à fabriquer pour des coûts réduits, par exemple à partir de HFCS ou sirops de maïs à haute teneur en fructose : Ces édulcorants liquides se fabriquent à partir d’amidon de maïs que l’on transforme en glucose puis une partie en fructose, le goût sucré des aliments qui en contiennent (soda, pâtisseries, confiseries, glaces, viennoiseries, plats hypertransformés, jus de fruits…) pousse ainsi les consommateurs à consommer non seulement des rations augmentées en taille (oversize), mais généralement à se resservir des quantités identiques immédiatement après le premier plat terminé.

La désignation mensongère de la responsabilité des lipides dans la prise de poids

Dès les années 1950 une explosion de maladies cardio-vasculaires vit le jour aux USA, on sait aujourd’hui de source sûre que c’est bien l’industrie sucrière qui a commandité de nombreuses études épidémiologiques pour détourner l’attention de la population quant à l’implication des produits de leur filière en stigmatisant faussement la responsabilité des lipides, cholestérol en tête,  dans le double but de pouvoir poursuivre leur commerce mais aussi afin d’initier l’installation d’un marché nouveau, celui de la vente de médicaments anticholestérols.

De manière certaine il s’agit bien de la responsabilité de l’alimentation hyperglucidique actuelle qui doit avant tout être retenue dans cette épidémie mondiale d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, d’arthrose et de nombreuses pathologies dégénératives. On a ainsi calculé que si en 1850 la consommation en sucre des Français était de 1 kg/an, elle serait montée à 35 kg/an aujourd’hui, débordant totalement les capacités physiologiques des organismes humains.

En 2014 le Pr. Didier Raoult sonnait l’alarme en expliquant que les modèles animaux confirmaient en tous points les constatations réalisées chez l’Homme et qu’il devenait urgent que l’Humanité s’astreigne à diviser sa quantité quotidienne de sucre par au moins un facteur trois.

Bon à savoir

L’implication des lipides en santé cardio-vasculaire demeure néanmoins réelle mais la responsabilité du cholestérol semble pouvoir être définitivement écarté chez plus de 99% des consommateurs actuels, une grande prudence doit néanmoins être apportée dans le choix de produits débarrassés de toutes graisses oxydées, trans, tout en respectant un bon équilibre entre les Oméga-3 et 6 ainsi qu’un apport correct en omega-9 (acide oléique de l’huile d’olive).

Maigrir, simple et compliqué à la fois

De ce qui précède on comprend qu’aucune perte de poids ne peut se réaliser sans une gestion rigoureuse des apports caloriques, l’alimentation « low carb » ou « bas carbone » a longtemps eu le vent en poupe car les repas proposés sont variées et les interdits alimentaires assez peu contraignants. Les rations en glucides sont revues à la baisse mais persistent notablement ce qui peut convenir à certains consommateurs pour qui avant tout l’objectif consiste en une discrète perte de poids, pour ce faire des guides ludiques et instructifs sont disponibles en librairie.

regime atkins compare au cetogene classique

Réduire les glucides pour favoriser l’utilisation des réserves de graisse

La recherche d’une transformation physiologique radicale impose d’utiliser un nouveau standard alimentaire à vie pour lequel il faut accepter de réduire la part des glucides à l’état de traces, et retrouver ainsi l’alimentation originelle pratiquée par les chasseurs cueilleurs du Paléolithique (cf. supra). C’est la pratique du régime cétogène, contraignante à mettre en place initialement mais qui autorise à terme des pertes de poids records, associant systématiquement des améliorations fonctionnelles importantes telles que la baisse voire la disparition des douleurs articulaires, l’amélioration parfois spectaculaire des statuts glucidique et tensionnels, de la respiration nocturne, de l’humeur, des niveaux de performance tant sportifs qu’intellectuels. L’organisme apprend à pallier la raréfaction du glucose sanguin par l’utilisation des triglycérides stockés dans les tissus graisseux, assurant à la fois des niveaux glycémiques bas et la combustion permanente des graisses excédentaires.

Les conditions de mise en place du régime cétogène

L’alimentation cétogène demeure reconnue et pratiquée partout à travers le monde, elle nécessite de pouvoir compter sur une fonction hépatique parfaite dans la mesure où c’est bien cet organe qui, seul, continuera à gérer la transformation accélérée des graisses tant alimentaires que corporelles. 

Bon à savoir

De nombreux auteurs ont élaboré des méthodes d’une efficacité redoutable en toute sécurité, l’Europe francophone fait la marche en tête grâce à un programme qui combine soutien par le livre et par le Net. Une découverte de ce programme cétogène a été mis à l’honneur en 2026 par le site de santé AIMSIB.org.

Ce qu’il faut retenir pour accompagner une perte de poids

Au regard de ce qui précède, il apparaît que la perte de poids ne peut raisonnablement être envisagée comme une simple restriction calorique ponctuelle mais davantage comme une révision profonde et durable des habitudes alimentaires. L’Homme moderne évolue dans un environnement nutritionnel radicalement différent de celui pour lequel sa physiologie s’est construite au cours de l’évolution.

Retrouver une alimentation plus sobre en produits hypertransformés, mieux maîtriser les apports glucidiques et privilégier des aliments de qualité constituent aujourd’hui des leviers majeurs pour accompagner durablement le fonctionnement métabolique. Chaque consommateur demeurant néanmoins unique dans son histoire, ses objectifs et ses contraintes, toute démarche nutritionnelle mérite d’être adaptée avec discernement et progressivité.

dr Vincent Reliquet rédacteur PhytoQuant

Dr Vincent Reliquet

Médecin Agréé CL, Comité Médical AIMSIB

Le Dr Vincent Reliquet est médecin généraliste à Tourcoing, spécialisé en médecine préventive et hydrotomie. Co-fondateur de l’AIMSIB, il défend une approche indépendante et critique de la médecine conventionnelle. Auteur et conférencier, il s’intéresse particulièrement aux micronutriments essentiels et à la prévention.

 

En savoir plus sur dr Vincent Reliquet

Questions fréquentes

Les glucides ne provoquent pas à eux seuls une prise de poids, mais dans le contexte alimentaire moderne, leur consommation excessive, notamment sous forme de produits ultra-transformés et riches en sucres, peut contribuer à augmenter les apports énergétiques et favoriser le stockage des réserves. La qualité des aliments consommés et l’équilibre global de l’alimentation demeurent déterminants.

Toutes les approches alimentaires ne reposent pas sur une suppression totale des glucides. Certaines stratégies consistent simplement à réduire leur quantité et à privilégier des sources moins transformées. D’autres modèles nutritionnels, comme l’alimentation cétogène évoquée dans cet article, proposent une diminution beaucoup plus importante afin d’induire un changement métabolique.

Le sucre est aujourd’hui présent dans de nombreux produits du quotidien, parfois en quantités importantes. Associé à une alimentation très transformée et à des portions de plus en plus élevées, il peut conduire à un excès d’apports énergétiques difficile à compenser dans un mode de vie moderne souvent plus sédentaire.
Lorsque les apports en glucides diminuent fortement, l’organisme peut adapter son fonctionnement énergétique et utiliser davantage ses réserves lipidiques pour produire de l’énergie. Ce mécanisme est notamment décrit dans certaines approches nutritionnelles à très faible teneur en glucides.

Il n’existe pas de modèle universel. Une perte de poids durable repose généralement sur une alimentation compatible avec le quotidien, une meilleure maîtrise des apports alimentaires, une qualité nutritionnelle élevée et une approche suffisamment stable pour être maintenue dans le temps.

Publié le
27 mai 202​6
Mis à jour le:
27 mai 202​6