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Microbiote et antibiothérapie : quels effets des antibiotiques sur la flore intestinale ?

Microbiote et antibiothérapie : quels effets des antibiotiques sur la flore intestinale ?

Publié le
02 octobre 2026
Mis à jour le:
02 octobre 2026
Lecture :
9 min
Dans cet article :

Les antibiotiques ont révolutionné le traitement des infections bactériennes et sauvé d’innombrables vies. Mais leur action ne se limite pas toujours aux bactéries responsables d’une infection : ils peuvent également modifier la composition et la diversité du microbiote intestinal, parfois pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois après le traitement.

Comprendre ce qui se passe dans l’intestin pendant et après une antibiothérapie permet de mieux mesurer leurs bénéfices, leurs effets collatéraux et les moyens raisonnables d’accompagner la récupération du microbiote.

À retenir

Qu’est-ce que le microbiote intestinal ?

Les premières descriptions de l’existence « d’animalcules » tapis dans sa propre plaque dentaire, mais aussi dans ses selles, furent l’œuvre d’Antonie van Leeuwenhoek au XVIIe siècle, qui put profiter opportunément de l’invention du microscope optique pour observer les premières populations microbiennes.

Le XIXe siècle fut le temps d’une recherche intense sur les microorganismes et leurs relations avec notre organisme.

Alfred Nissle

Au début du XXe siècle, Alfred Nissle, en Allemagne, isola une souche particulière d’Escherichia coli chez un soldat de la Première Guerre mondiale qui, contrairement à plusieurs de ses camarades, n’avait pas développé de dysenterie. Cette souche, aujourd’hui connue sous le nom d’Escherichia coli Nissle 1917, est devenue l’une des bactéries probiotiques historiques les plus étudiées.

Dans les années 1950, il devint possible de mieux cultiver et caractériser les germes anaérobies présents dans l’intestin.

Puis la fin du XXe siècle vit s’installer l’explosion de l’informatique et du séquençage, ouvrant la voie à une discipline nouvelle : la génomique.

En fait, deux approches complémentaires : d’un côté la génomique structurale, qui permet d’étudier l’ensemble des gènes présents dans ces communautés microbiennes, et de l’autre la génomique fonctionnelle, qui s’intéresse davantage à ce qu’ils font réellement.

Combien de bactéries contient notre microbiote intestinal ?

La réponse a beaucoup évolué.

Les anciennes estimations attribuaient parfois plusieurs kilogrammes au microbiote humain. Elles ne correspondent plus aux estimations modernes.

bactéries dans notre microbiote

Une analyse quantitative de référence estime qu’un adulte de 70 kg héberge environ 38 000 milliards de bactéries, soit un nombre du même ordre de grandeur que celui de ses cellules humaines. Leur masse bactérienne totale a été estimée autour de 200 grammes, et non plusieurs kilogrammes.

Cela ne rend pas cet écosystème moins impressionnant.

Le nombre de bactéries varie énormément selon l’endroit où l’on prélève.

Dans l’estomac, les conditions acides limitent fortement leur nombre. Plus on progresse dans le tube digestif, plus leur densité augmente, jusqu’à atteindre son maximum dans le côlon. L’Inserm estime que notre tube digestif héberge globalement de l’ordre de 10¹³ microorganismes, principalement concentrés dans l’intestin grêle et surtout le côlon.

De quelles bactéries est composé le microbiote ?

La composition exacte du microbiote varie considérablement d’une personne à une autre.

analyse microbiote par scientifique

Il reste néanmoins possible d’identifier plusieurs grands groupes historiquement très représentés :

  • les Actinobacteria, auxquels appartiennent notamment les bifidobactéries ;
  • les Proteobacteria, qui regroupent notamment les entérobactéries comme Escherichia coli ;
  • les Bacteroidetes, aujourd’hui également appelés Bacteroidota, où l’on retrouve notamment Bacteroides et Prevotella ;
  • les Firmicutes, ou Bacillota dans certaines classifications modernes, extrêmement représentés dans l’intestin.

Firmicutes et Bacteroidetes/Bacteroidota constituent généralement les deux groupes dominants du microbiote intestinal adulte, auxquels s’ajoutent notamment Actinobacteria et Proteobacteria.

Important

Il faut éviter de classer des familles bactériennes entières comme « bonnes » ou « mauvaises ». Un même grand groupe taxonomique peut comprendre des espèces commensales parfaitement normales et d’autres potentiellement pathogènes.

Quel est le rôle du microbiote intestinal ?

Le XXe siècle a progressivement fait évoluer notre représentation des microorganismes.

Le microbe n’est plus seulement considéré comme un intrus potentiel : nous vivons en permanence avec d’immenses communautés microbiennes qui participent à plusieurs fonctions physiologiques.

Digestion, fibres et acides gras à chaîne courte

mission du microbiote

La première mission du microbiote consiste notamment à participer aux mécanismes de digestion et de nutrition, aux côtés des sécrétions et enzymes produites par notre propre organisme.

Les bactéries intestinales peuvent fermenter des fibres que nos enzymes digestives ne dégradent pas complètement.

Cette fermentation produit notamment des acides gras à chaîne courte — AGCC — comme l’acétate, le propionate et le butyrate.

Ces métabolites participent notamment au fonctionnement de l’épithélium intestinal et interagissent avec le système immunitaire.

Production de vitamines

microbiote et production des vitamines

Cet ensemble microbien possède également la capacité de synthétiser certaines vitamines, notamment la vitamine K et plusieurs vitamines du groupe B, même si la contribution quantitative réelle du microbiote aux besoins de l’être humain varie selon les vitamines et reste encore étudiée.

Protection contre les agents pathogènes

Le microbiote constitue aussi un rempart contre certaines bactéries potentiellement pathogènes.

equilibre du microbiote protège la santé​

Les communautés déjà implantées occupent l’espace disponible, utilisent des nutriments et produisent différentes molécules capables de limiter l’installation ou la prolifération de certains microorganismes concurrents.

On parle notamment de résistance à la colonisation.

Microbiote, immunité et axe intestin-cerveau

scientifique analysant Les cellules de l’épithélium intestinal

Le microbiote joue également un rôle important dans la maturation et la régulation du système immunitaire.

Il participe à la tolérance envers les microorganismes commensaux tout en contribuant à la capacité de réponse contre certains pathogènes.

Enfin, il participe aux communications complexes entre l’intestin et le cerveau, via différentes voies : nerveuses, immunitaires, endocriniennes et métaboliques.

Le nerf vague, certains métabolites microbiens, les acides biliaires et le métabolisme du tryptophane font notamment partie des pistes actuellement étudiées.

On peut donc conclure, à la lumière de nos connaissances actuelles, que le microbiote participe à de nombreux équilibres physiologiques.

À l’inverse, une perturbation importante de cet écosystème peut s’accompagner d’une dysbiose, avec modification de sa diversité, de certaines bactéries productrices de butyrate, de la production d’AGCC et d’autres fonctions microbiennes.

Comment les antibiotiques agissent-ils sur les bactéries ?

On dénombre aujourd’hui de nombreuses familles d’antibiotiques.

Parmi les plus connues :

  • β-lactamines ;
  • macrolides ;
  • tétracyclines ;
  • fluoroquinolones ;
  • aminosides ;
  • glycopeptides.

Tous ne produisent pas les mêmes effets et leur spectre d’action est très différent.

Antibiotiques bactéricides et bactériostatiques

Les modes d’action de ces molécules varient en fonction des produits.

Certaines perturbent la synthèse de la paroi bactérienne, comme différentes β-lactamines.

D’autres affectent la membrane, la synthèse des protéines ou certains mécanismes indispensables à la réplication des acides nucléiques.

analyse des Antibiotiques bactéricides et bactériostatiques

On distingue notamment :

les antibiotiques bactéricides, qui entraînent la mort des bactéries sensibles ;

et

les antibiotiques bactériostatiques, qui inhibent leur multiplication.

Spectre étroit ou large : quelle différence ?

Certains antibiotiques possèdent un spectre relativement étroit, ciblant certaines catégories de bactéries.

D’autres ont un spectre plus large.

Mais l’effet sur le microbiote ne dépend pas seulement des mots « large » ou « étroit ».

perte des bactéries due à la prise des antibiotiques

Il dépend également des bactéries visées, de la concentration atteignant l’intestin, de la durée du traitement, de la dose et de la composition initiale du microbiote de la personne.

Un antibiotique ciblant notamment des bactéries anaérobies peut avoir un effet important sur le microbiote intestinal car une grande partie de ses bactéries sont précisément anaérobies.

Quel est l’impact des antibiotiques sur le microbiote intestinal ?

C’est ici que l’antibiothérapie rencontre directement l’écologie du microbiote.

Un antibiotique prescrit contre une bactérie pathogène peut également exercer une pression sur d’autres populations bactériennes sensibles qui composent normalement notre flore intestinale.

La conséquence peut être :

une diminution de certaines espèces, une réduction temporaire de la diversité, une modification des équilibres entre populations et un enrichissement de certains gènes de résistance.

Antibiotiques et antibiorésistance

Les bactéries possèdent une extraordinaire capacité d’adaptation.

Sous pression antibiotique, les bactéries sensibles sont éliminées ou freinées tandis que certaines bactéries possédant des mécanismes de résistance peuvent survivre et se multiplier.

C’est l’un des mécanismes fondamentaux de l’antibiorésistance.

À ne pas oublier

L’OMS considère aujourd’hui la résistance aux antimicrobiens comme une menace sanitaire mondiale majeure : l’usage excessif ou inapproprié des antimicrobiens accélère la sélection et la diffusion de microorganismes résistants.

Combien de temps le microbiote reste-t-il perturbé après des antibiotiques ?

Il n’existe pas de durée universelle.

Et c’est précisément l’un des points intéressants de la littérature.

Une étude randomisée publiée en 2015 a administré à des adultes en bonne santé différents antibiotiques couramment utilisés : clindamycine, ciprofloxacine, amoxicilline et minocycline.

Les chercheurs ont ensuite étudié leurs microbiotes salivaire et fécal jusqu’à 12 mois après le traitement.

scientifique analyse laboratoire

La conclusion était frappante : le microbiote salivaire s’est montré relativement résilient tandis que le microbiote intestinal a subi des modifications beaucoup plus importantes.

Après la clindamycine, certaines modifications de composition restaient significatives jusqu’à quatre mois.

Après la ciprofloxacine, une diminution de la diversité intestinale restait encore détectable à douze mois dans cette étude.

Cela ne signifie pas que « le microbiote met toujours un an à récupérer ».

Cela signifie qu’après une seule antibiothérapie, la majorité du microbiote peut évoluer vers son état initial tandis que certaines différences peuvent persister beaucoup plus longtemps selon la molécule et l’individu.

À retenir

L’Inserm résume la situation de façon similaire : après un traitement antibiotique, les espèces antérieures peuvent en grande partie se rétablir, mais certaines différences peuvent subsister.

Infographie expliquant les effets des antibiotiques sur le microbiote intestinal
Infographie expliquant les effets des antibiotiques sur le microbiote intestinal

Antibiotiques et Clostridioides difficile : la complication à connaître

L’une des dysbioses post-antibiotiques les plus sérieuses est l’infection à Clostridioides difficile, anciennement appelée Clostridium difficile.

Elle peut notamment survenir lorsqu’une antibiothérapie réduit une partie du microbiote qui exerçait jusque-là un effet protecteur.

Clostridioides difficile peut alors proliférer dans le côlon.

Certaines souches produisent notamment deux toxines majeures, TcdA et TcdB, qui endommagent l’épithélium intestinal et peuvent provoquer diarrhée et inflammation colique.

Dans les formes sévères apparaît notamment la colite pseudomembraneuse, complication potentiellement grave.

Les antibiotiques font partie des principaux facteurs de risque connus d’infection à C. difficile.

Cas difficile peut-il être mortel ?

Oui, les formes graves peuvent engager le pronostic vital.

Mais le chiffre de « 30 000 morts américains par an » mérite d’être daté.

recherche sur le microbiote

Une grande étude américaine publiée en 2015 et portant sur les données de 2011 estimait environ 453 000 infections et 29 300 décès survenant dans les 30 jours suivant le diagnostic. Ce chiffre ne doit donc pas être présenté comme une estimation annuelle actuelle.

Dans son rapport de 2019 portant sur l’année 2017, le CDC estimait pour sa part 223 900 cas chez des patients hospitalisés et environ 12 800 décès.

Comment traite-t-on une infection à Clostridioides difficile ?

Cette partie doit être actualisée par rapport au texte initial du Dr Reliquet.

Aujourd’hui, les recommandations spécialisées accordent notamment une place importante à la fidaxomicine et à la vancomycine.

Les recommandations IDSA/SHEA privilégient la fidaxomicine pour un premier épisode lorsqu’elle est disponible, la vancomycine restant une alternative acceptable.

Pour certaines infections récidivantes, différentes stratégies peuvent être envisagées sous supervision médicale, dont des traitements antibiotiques spécifiques et, dans certaines situations, des thérapies basées sur le microbiote fécal.

La transplantation de microbiote fécal

La transplantation de microbiote fécal

La transplantation de microbiote fécal — TMF — consiste à administrer un microbiote issu d’un donneur rigoureusement sélectionné afin de restaurer un écosystème microbien susceptible de résister à C. difficile.

Elle n’est évidemment pas destinée à une simple « flore perturbée après antibiotiques ».

Les recommandations de l’American Gastroenterological Association publiées en 2024 proposent notamment les thérapies basées sur le microbiote pour certains adultes souffrant d’infections récidivantes à C. difficile, après le traitement antibiotique standard.

Elle peut aussi être envisagée dans certaines formes sévères ou fulminantes qui ne répondent pas au traitement antimicrobien, dans des centres spécialisés.

Comment favoriser la récupération du microbiote après des antibiotiques ?

Le premier soin consiste d’abord à ne pas utiliser d’antibiotiques lorsqu’ils ne sont pas nécessaires.

Ils restent parfois indispensables et il ne s’agit évidemment pas de refuser une antibiothérapie indiquée.

Mais ils n’ont aucune efficacité directe contre les infections virales comme le rhume ou la grippe.

Important

Ni l’intensité de la fièvre, ni la fatigue, ni la toux ne permettent à elles seules à un patient de décider qu’une infection est bactérienne : c’est au professionnel de santé d’évaluer l’indication éventuelle d’un antibiotique.

1. Revenir à une alimentation variée et riche en fibres

Une fois le traitement terminé, la qualité de l’alimentation retrouve une place essentielle.

probiotiques naturels aux souches de ferments lactiques​

On privilégiera notamment :

  • légumes variés ;
  • fruits ;
  • légumineuses ;
  • céréales complètes ;
  • noix et graines ;
  • différentes sources d’amidon résistant.

Les fibres fermentescibles servent de substrats à différentes populations microbiennes et participent notamment à la production d’acides gras à chaîne courte comme le butyrate.

En cas d’inconfort digestif important, augmenter les fibres progressivement peut être préférable à une augmentation brutale.

2. Faut-il prendre des probiotiques après des antibiotiques ?

Le recours aux probiotiques reste une question beaucoup plus complexe que ne le laisse penser le marketing.

La littérature ne permet pas d’affirmer qu’un probiotique quelconque « restaure la flore intestinale » après une antibiothérapie.

docteur

Une revue systématique de 2024 consacrée précisément à la perturbation du microbiome induite par les antibiotiques conclut que les résultats restent hétérogènes : certains essais retrouvent un effet favorable, d’autres aucun effet et certains suggèrent même un retard de récupération du microbiote indigène.

Une étude publiée dans Cell en 2018 avait par exemple observé qu’un mélange probiotique multi-souches retardait la reconstitution du microbiote propre aux participants par rapport à la récupération spontanée.

Cela ne signifie pas que tous les probiotiques sont inutiles.

À retenir

Certaines associations précises ont des données dans certaines indications, notamment pour la prévention de complications liées aux antibiotiques. Les recommandations de l’AGA citent d’ailleurs certaines souches ou combinaisons spécifiques, ce qui rappelle que les effets d’un probiotique sont souche-dépendants.

3. Et les synbiotiques ?

Les synbiotiques associent des microorganismes à des substrats destinés à favoriser leur activité.

recherche laboratoire compléments alimentaires

Des résultats récents sont intéressants : un essai randomisé publié en 2026 a observé avec un synbiotique multi-espèces une meilleure récupération de plusieurs paramètres microbiens et métaboliques après une antibiothérapie expérimentale.

Mais il s’agit d’un essai de petite taille portant sur un produit précis.

On ne peut donc pas en conclure que tous les synbiotiques sont supérieurs aux probiotiques ou que leur utilisation doit devenir systématique.

Quand faut-il consulter après une antibiothérapie ?

Un inconfort digestif léger et transitoire peut apparaître pendant ou après certains traitements.

En revanche, une diarrhée importante ou persistante, surtout lorsqu’elle est associée à de la fièvre, des douleurs abdominales, une altération de l’état général ou du sang dans les selles, mérite un avis médical.

Une infection à C. difficile peut se déclarer pendant l’antibiothérapie mais également dans les semaines qui suivent.

Il ne faut donc pas essayer de traiter une diarrhée sévère post-antibiotique uniquement avec des probiotiques ou un changement alimentaire.

dr Vincent Reliquet rédacteur PhytoQuant

Dr Vincent Reliquet

Médecin Agréé CL, Comité Médical AIMSIB

Le Dr Vincent Reliquet est médecin généraliste à Tourcoing, spécialisé en médecine préventive et hydrotomie. Co-fondateur de l’AIMSIB, il défend une approche indépendante et critique de la médecine conventionnelle. Auteur et conférencier, il s’intéresse particulièrement aux micronutriments essentiels et à la prévention.

 

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Questions fréquentes

Ils ne « détruisent » généralement pas l’ensemble du microbiote. En revanche, ils peuvent réduire certaines populations bactériennes, diminuer la diversité et modifier l’équilibre entre les espèces. L’ampleur varie fortement selon l’antibiotique utilisé et la personne.

Il n’existe pas de délai universel. Une grande partie du microbiote peut récupérer progressivement en quelques semaines, mais certaines modifications peuvent persister plusieurs mois et parfois jusqu’à un an dans certaines études, selon l’antibiotique et l’individu.

Une alimentation variée comprenant légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, noix et graines apporte différentes fibres utilisables par le microbiote. Certaines fibres sont fermentées en acides gras à chaîne courte, dont le butyrate.

Pas systématiquement. L’effet dépend des souches, du produit et de l’objectif recherché. Les preuves concernant la restauration du microbiote après antibiothérapie restent hétérogènes, et certains essais n’ont observé aucun bénéfice voire un retard de récupération.

Certaines souches ont été étudiées pendant l’antibiothérapie pour réduire le risque de certaines complications digestives. Cela ne signifie cependant pas que toutes les formulations présentent le même effet. Il est préférable de se référer aux données de la souche précise utilisée.

Non. Les antibiotiques ciblent des bactéries et ne traitent pas les infections virales comme le rhume ou la grippe.

Oui. L’exposition aux antibiotiques constitue un facteur de risque important d’infection à Clostridioides difficile, qui peut provoquer une diarrhée parfois sévère et une colite.

Non. Il s’agit d’un traitement médical spécialisé, principalement utilisé aujourd’hui dans certaines infections récidivantes à C. difficile et certaines situations sévères bien définies. Ce n’est pas une méthode générale de récupération après antibiothérapie.

Publié le
02 octobre 2026
Mis à jour le:
02 octobre 2026