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Conseils santé & bien-être
Oméga-3 pendant la grossesse : combien de DHA faut-il et lequel choisir ?
Deux cents milligrammes.
C’est la quantité de DHA supplémentaire que la réglementation européenne associe à deux allégations spécifiques à la grossesse et à l’allaitement.
La consommation de DHA par la mère contribue :
L’effet bénéfique est obtenu avec 200 mg de DHA par jour en plus des 250 mg quotidiens d’EPA et de DHA recommandés pour l’adulte.
Mais cette formulation réglementaire soulève plusieurs questions très concrètes.
Faut-il systématiquement prendre des oméga-3 pendant la grossesse ? Quelle différence entre DHA et EPA ? Peut-on couvrir ses apports avec le poisson ? Quels poissons faut-il éviter enceinte ? Et que faut-il regarder sur l’étiquette d’un complément d’oméga-3 ?
Le DHA, ou acide docosahexaénoïque, appartient à la famille des acides gras oméga-3 à longue chaîne.
Il joue notamment un rôle structurel dans les membranes du système nerveux et de la rétine.
Pendant la grossesse, le cerveau et les yeux du fœtus sont en plein développement.
Le DHA disponible pour ces tissus dépend notamment des apports et des réserves maternels.
C’est pourquoi la réglementation européenne reconnaît deux allégations spécifiques :
Ces formulations parlent bien de développement normal. Elles ne signifient pas que prendre davantage de DHA rendrait un enfant « plus intelligent », améliorerait son QI ou garantirait de meilleures capacités cognitives. La nuance est essentielle.
Pour les allégations européennes spécifiques à la grossesse, c’est le DHA qui est directement concerné.
EPA et DHA sont deux oméga-3 marins, mais ils n’ont pas exactement les mêmes fonctions.
Le DHA est particulièrement important dans la structure des membranes du cerveau et de la rétine.
L’EPA intervient dans d’autres mécanismes physiologiques, notamment comme précurseur de différents médiateurs lipidiques.
Cela ne signifie pas qu’il faut opposer EPA et DHA.
Le règlement européen relatif à la grossesse raisonne justement en deux niveaux :
un apport de base de 250 mg d’EPA + DHA chez l’adulte
auquel s’ajoutent
200 mg supplémentaires de DHA pendant la grossesse et l’allaitement.
Lisez aussi : Les oméga-3 sont-ils bons pour le cœur
C’est probablement la question la plus importante de cet article.
Plusieurs références existent et elles ne doivent pas être mélangées.
Pour pouvoir utiliser les allégations relatives au développement du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité, le règlement prévoit :
200 mg de DHA par jour
Attention : 200 mg supplémentaires ne signifie pas nécessairement 200 mg sous forme de complément alimentaire.
Ce qui compte est l’apport total provenant de l’alimentation et, lorsqu’elle est utilisée, de la supplémentation.
L’EFSA retient un apport adéquat de 250 mg d’EPA + DHA chez l’adulte.
Pendant la grossesse et l’allaitement, elle considère qu’il convient d’y ajouter 100 à 200 mg de DHA préformé par jour afin de tenir compte des besoins associés au développement du fœtus ou du nourrisson.
La référence française historique établie par l’Afssa, devenue ANSES, raisonne différemment.
Les chiffres peuvent sembler contradictoires, mais ils répondent à des cadres différents.
Ces différents systèmes ne doivent pas être additionnés entre eux.
Il ne faut donc pas prendre 500 mg de la référence française puis y ajouter automatiquement les 200 mg de l’allégation européenne.
Ce sont deux cadres de référence différents.
Le DHA est important pendant la grossesse, mais cela ne signifie pas qu’une supplémentation soit systématiquement nécessaire chez toutes les femmes enceintes.
L’alimentation doit d’abord être prise en compte.
Une femme qui consomme régulièrement des poissons riches en DHA n’est pas dans la même situation qu’une femme qui ne mange jamais de poisson.
La décision dépend notamment :
L’avis français historique restait d’ailleurs prudent sur la supplémentation systématique : il distinguait clairement la nécessité d’un apport nutritionnel suffisant en DHA de la prescription automatique d’un complément à toutes les femmes enceintes.
Le choix d’un complément doit donc être discuté avec la sage-femme, le médecin ou le pharmacien qui connaît la situation individuelle.
Les données françaises disponibles suggèrent que les apports alimentaires ont souvent été inférieurs aux références.
Dans l’étude INCA2 analysée par l’ANSES et publiée en 2015, les femmes adultes consommaient en moyenne :
Soit environ 219 mg d’EPA + DHA au total.
Dans ces données, 86 % des femmes avaient un apport en DHA inférieur à 250 mg/jour et 91 % étaient sous les 500 mg d’EPA + DHA de la référence française. Quel oméga-3 pendant la grosse…
Il faut toutefois interpréter correctement ces chiffres :
Consultez aussi : Oméga-3, oméga-6 : et si le vrai sujet était l’équilibre ?
Oui, le poisson reste une source alimentaire importante d’EPA et de DHA.
La recommandation actuelle relayée par Santé.fr est de consommer deux portions de poisson par semaine, en associant :
un poisson gras riche en oméga-3
et
un autre poisson.
Une portion correspond à environ 100 g de poisson cuit.
Les poissons gras particulièrement intéressants comprennent notamment :
Il est important pendant la grossesse de varier les espèces et les lieux d’approvisionnement, afin de limiter l’exposition à certains contaminants.
La grossesse ne signifie pas qu’il faut arrêter de manger du poisson.
Au contraire, le poisson apporte des nutriments intéressants, notamment des oméga-3 et de l’iode.
Mais certaines précautions sont nécessaires.
Ces recommandations sont notamment liées à l’exposition potentielle au méthylmercure ou à d’autres contaminants.
La consommation de certains grands poissons prédateurs sauvages doit être limitée, notamment :
Pendant la grossesse, il est recommandé d’éviter :
La raison est différente : il s’agit notamment de limiter le risque d’infections alimentaires comme la listériose.
Le poisson doit être bien cuit.
Santé.fr cite notamment parmi les poissons pouvant être privilégiés lorsqu’ils sont correctement cuits :
L’objectif n’est donc pas d’éviter le poisson.
Il est de choisir les bonnes espèces, de varier et de respecter les règles de préparation adaptées à la grossesse.
Les huiles de colza, de lin ou de noix constituent d’excellentes sources d’ALA — acide alpha-linolénique.
L’ALA est lui aussi un oméga-3.
Mais ce n’est pas du DHA.
L’organisme peut transformer une partie de l’ALA en EPA puis en DHA, mais cette conversion vers le DHA est limitée.
C’est pourquoi les recommandations distinguent les apports en ALA des apports en DHA.
En pratique :
huile de colza ou de noix = intéressante pour l’alimentation
mais
huile de colza ou de noix ≠ source directe de DHA.
Si un complément est envisagé avec le professionnel qui suit la grossesse, trois critères méritent une attention particulière.
Pendant la grossesse, regardez d’abord la ligne :
DHA : X mg par dose quotidienne
et non uniquement :
huile de poisson : 1 000 mg
ou
oméga-3 : X mg.
Pour qu’un produit puisse porter l’allégation européenne relative au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité, il doit garantir une consommation quotidienne d’au moins 200 mg de DHA.
Les acides gras oméga-3 sont sensibles à l’oxydation.
La qualité d’une huile de poisson ne dépend donc pas uniquement de sa concentration en EPA et DHA.
L’un des indicateurs utilisés par la filière est le TOTOX — Total Oxidation Value.
Il prend en compte l’oxydation primaire et secondaire de l’huile.
Un TOTOX bas indique une faible oxydation mesurée au moment du contrôle.
Pendant la grossesse, la qualité de la matière première est particulièrement importante.
Il est utile de vérifier que le fabricant contrôle notamment :
Autrement dit :
Lisez aussi : Les oméga-3 comme solution contre l’agressivité et le stress dans un monde en crise
QOméga3 PREMIUM apporte actuellement par capsule :
La dose quotidienne recommandée sur la fiche actuelle est d’une capsule par jour. Une capsule fournit donc 300 mg de DHA, soit plus que les 200 mg de DHA nécessaires pour remplir la condition quantitative de l’allégation européenne spécifique à la grossesse et à l’allaitement.

Pendant la grossesse ou l’allaitement, la prise d’un complément doit néanmoins être validée avec le professionnel de santé qui vous suit, en tenant compte de votre alimentation, de vos autres compléments et de votre situation médicale. La fiche PhytoQuant recommande également de demander conseil à un professionnel de santé en cas de grossesse.
La réglementation européenne ne fixe pas une semaine précise à laquelle commencer un apport en DHA.
Les allégations concernent la grossesse et l’allaitement et portent sur le développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité.
La décision de commencer un complément à un moment particulier de la grossesse dépend donc de la situation individuelle.
Ce point doit être discuté avec la sage-femme ou le médecin qui suit la grossesse.
Oui.
Les deux allégations européennes concernent explicitement :
le fœtus
et
l’enfant allaité.
L’EFSA souligne également que le DHA reçu par le nourrisson allaité dépend largement du lait maternel, dont la teneur en DHA est influencée par les apports alimentaires et les réserves de la mère.
La question des apports en DHA ne s’arrête donc pas automatiquement le jour de l’accouchement.
Parmi les différents oméga-3, le DHA occupe une place particulière pendant la grossesse en raison de son rôle structurel dans le cerveau et la rétine.
La réglementation européenne reconnaît que :
la consommation de DHA par la mère contribue au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité.
Mais cela ne signifie pas qu’un complément soit automatiquement nécessaire chez toutes les femmes enceintes.
L’alimentation doit d’abord être prise en compte.
Le poisson peut apporter directement du DHA, à condition de respecter les recommandations spécifiques de la grossesse concernant les espèces, les contaminants et la cuisson.
Lorsqu’un complément est envisagé, trois éléments sont particulièrement utiles :
Et pendant la grossesse, le choix final doit rester individualisé avec le professionnel de santé qui assure le suivi.
Le DHA est l’oméga-3 spécifiquement concerné par les allégations européennes relatives au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité.
Un complément éventuel doit être choisi en fonction de l’alimentation et avec le professionnel qui suit la grossesse.
L’EFSA recommande d’ajouter 100 à 200 mg de DHA préformé par jour à l’apport adéquat de l’adulte.
Pour les allégations européennes concernant le développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité, l’effet bénéfique est obtenu avec 200 mg de DHA supplémentaires par jour, en plus de 250 mg d’EPA + DHA.
Non.
L’objectif est d’assurer des apports suffisants en DHA.
Selon l’alimentation, une partie ou la totalité peut provenir des aliments. La nécessité d’un complément doit être évaluée individuellement avec le professionnel qui suit la grossesse.
Les deux appartiennent à la famille des oméga-3 à longue chaîne, mais les allégations européennes spécifiques au développement du cerveau et des yeux du fœtus concernent le DHA.
Oui, mais sa consommation doit être limitée, y compris pour le thon en conserve, car il fait partie des poissons prédateurs susceptibles d’accumuler davantage de méthylmercure.
Non.
Ces huiles apportent principalement de l’ALA, un précurseur végétal des oméga-3.
L’organisme peut en convertir une partie en DHA, mais elles ne constituent pas une source directe de DHA.
Il n’existe pas dans l’allégation européenne de mois précis auquel commencer.
Les besoins et la nécessité éventuelle d’un complément doivent être évalués en fonction de l’alimentation et avec le professionnel qui suit la grossesse.